Belgique

Serena Verlato est italienne. Elle est arrivée en Belgique en février 2013 à la suite d’un programme d’échange. "Tout a été très bien géré à ce niveau, je pense que je ne pourrais rien dire de négatif même si je le voulais. Il y a bien sûr eu des moments durs, j’arrivais dans un pays ayant pleins de problèmes linguistiques aussi, mais le bilan est positif."

Coline Wauthier et Raphaël Genjoyan organisent quant à eux de tels échanges de jeunes avec d’autres pays : "On a organisé par nous-mêmes un échange de jeunes à partir de la Belgique pour les 16-25 ans. Celui-ci était sur le thème de la mobilité et les pays concernés, le Pays de Galles, l’Ukraine, la Biélorussie, la Géorgie et la Belgique. Et donc on s’est rencontré pendant 15 jours à Marche-en-Famenne pour discuter du thème de la mobilité". "Nous avons fait venir 16 jeunes de l’étranger et nous avons créé une pièce de théâtre avec eux sur ce thème de la mobilité. Nous avons aussi visité le Parlement et organisé d’autres activités diverses."

Serena, quant à elle, travaille maintenant au sein de l’ASBL Les Compagnons Bâtisseurs: "À mon arrivée je travaillais pour l'ASBL Andage, nous nous occupions d'aide à l'intégration pour des personnes handicapées. J'ai été la première volontaire du service renfort de l'ASBL et je travaillais là-bas toute la semaine."

"On veut créer des Cracs"

Du côté de Coline et Raphaël, le but est différent : "On essaie de créer des Cracs : des citoyens responsables actifs critiques et solidaires. On parle de sujets importants avec eux. On veut qu’ils se retrouvent dans cette société, qu’ils aient quelque chose à dire et qu’ils deviennent acteurs de celle-ci. Qu’ils ne soient pas juste passifs, à prendre la nourriture que les médias leur balancent à la figure".

Ce projet a reçu un financement de la part du Bij (Bureau international de la jeunesse) : "On a monté un dossier via les Compagnons bâtisseurs, une association basée à Marche-en-Famenne. Grâce à cela, on a reçu une somme comprise entre 4 000 et 5 000 euros qui a servi à loger et nourrir ces jeunes mais aussi à organiser nos activités. Nous nous sentons concernés puisque beaucoup de jeunes de notre groupe sont issus de l’immigration. Raphaël est arménien par exemple et est arrivé en Belgique il y a cinq ans". Olivier Eggermont (st.)