Belgique

Cela fait quelques années déjà qu’il étend ses longues ailes sur le terrain qui lui a été attribué, pile-poil devant son adresse actuelle. Entre le gros œuvre fermé et l’inauguration, il y a toujours beaucoup à faire : installation des conduits divers (eau, gaz, électricité…) et des techniques spéciales (chauffage, air conditionné, ascenseurs…), aménagements intérieurs et finitions. Quand le bâtiment en question abrite quelque 200 000 m², plus 50 000 m² dans un centre sportif et dans diverses annexes, cela peut prendre des mois. Et quand il s’agit du QG de l’Otan, hautement sécurisé, il faut en ajouter quelques-uns de plus.

Si l’on regarde l’album de cet immeuble - album qui, à dire vrai, n’existera jamais puisque aucune photo n’a pu être prise pour illustrer sa construction -, on peut dire que tout commence en 1999, quand l’Otan annonce sa décision de s’offrir un nouveau siège.

Les choses se mettent alors en route sur deux voies parallèles. D’une part, l’attribution d’un terrain, qui aboutit en 2002 quand la défense nationale belge lui cède sous bail emphytéotique un terrain de 40 hectares en face de son implantation actuelle. D’autre part, le lancement d’un concours international d’architecture qui couronne, en janvier 2003, le bureau belge Assar, associé pour l’occasion à la prestigieuse agence américaine SOM et au bureau d’ingénierie bruxellois VK Engineering.

Le complexe qu’ils ont dessiné est à la fois ouvert et fermé. Ouvert parce que composé d’un énorme atrium-agora central d’où s’échappent huit ailes lumineuses aux toitures arrondies, plus quelques volumes de plus petite taille s’insérant entre elles. Fermé parce que les 4 500 hôtes fixes de ce bâtiment et les centaines d’hôtes occasionnels devront passer par la seule et unique entrée. Et donc se côtoyer, se saluer.