Nouveaux soupçons de fautes scientifiques aux Cliniques St-Luc

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Un mois après des révélations autour de soupçons de fautes scientifiques commises par l'équipe du professeur Donnez, patron du service gynécologique aux Cliniques Saint-Luc, des membres éminents de l'équipe d'obstétrique du même hôpital ont publié un article dans la revue "Lancet" pour mettre en doute le bien-fondé d'une "première mondiale" que l'équipe du professeur Donnez avait publiée en 2004, rapporte mardi Le Soir.

Cette première mondiale concernait la première naissance d'un bébé issu de l'auto-transplantation de tissu ovarien. Cette technique est aujourd'hui entrée dans les possibilités pouvant être offertes aux patientes qui sont diagnostiquées par un cancer. Dans le monde, elle a permis la naissance d'une vingtaine de bébés, dont 4 en Belgique.

A l'époque, un article avait été publié dans Lancet le jour de la naissance du premier bébé issu de cette technique innovante. Mais 8 ans plus tard, 4 spécialistes du service d'obstétrique des Cliniques Saint-Luc publient dans la même revue une lourde mise en doute de cette première mondiale, affirmant notamment que la patiente "ovulait une semaine avant d'être transplantée".

"A la lumière de ces données, nous ne pouvons plus déterminer si cette grossesse est le fruit de la greffe ou d'une ovulation naturelle", écrivent-ils.

L'équipe d'obstétrique de l'UCL a donc décidé de retirer sa contribution "pour assurer l'intégrité de la littérature" scientifique.

Face à ces nouveaux soupçons, le professeur Donnez se défend vigoureusement, évoquant une campagne de dénigrement. Pour lui, les ovaires de la patiente "était bien morts."

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