Belgique

Le directeur de l'une des entreprises perquisitionnée jeudi par la police fédérale et l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) dans le cadre de l'affaire des oeufs contaminés à l'insecticide fipronil nie toute implication. Il se dit actif dans la filière de la viande de poulet et non des oeufs, a-t-il indiqué dans un témoignage anonyme recueilli par la VRT.

Le parquet d'Anvers a mené jeudi onze perquisitions dans le cadre de l'enquête concernant la présence de fipronil dans des oeufs. Cette substance est interdite. Du matériel a été saisi. Sur la VRT, le directeur de l'une des entreprises visitées jeudi a nié tout implication dans l'affaire et a dénoncé une méprise. "Nous travaillons dans le secteur de la viande de volaille, et pas dans celui des oeufs", a-t-il affirmé. "Si les enquêteurs avaient juste pris deux minutes ce matin pour vérifier auprès de l'administration, ils auraient toute de suite constaté que nous n'avons aucun client dans le secteur des oeufs. Nous n'avions jamais entendu parlé du fipronil avant le déclenchement de cette affaire." Le parquet n'a pas souhaité réagir à ces déclarations.


Le Danemark annonce avoir importé 20 tonnes d'oeufs concernés par le scandale du fipronil

Le Danemark a retrouvé sur son territoire la trace de 20 tonnes d'oeufs importés et contaminés au fipronil, annonce jeudi l'agence locale de sécurité sanitaire.

Une firme danoise a importé des oeufs cuits et pelés vendus par un fournisseur belge mais produits aux Pays-Bas, a précisé l'agence alimentaire et vétérinaire danoise (DVFA).

"Ces oeufs sont pour la plupart vendus à des cuisines professionnelles au Danemark mais pas directement au consommateur", a affirmé Nikolas Kühn Hove, patron de la cellule d'alerte alimentaire.

Les lots ont été acheminés en août, chaque panier contenant 4 kilos d'oeufs.


Deux dirigeants d'une entreprise néerlandaise arrêtés

Deux suspects ont été arrêtés jeudi aux Pays-Bas dans le cadre de l'enquête sur l'utilisation frauduleuse de l'insecticide fipronil dans des élevages de poules pondeuses à l'origine du vaste scandale sanitaire des oeufs contaminés, a annoncé le parquet néerlandais.

"Il s'agit de deux dirigeants de l'entreprise qui a probablement appliqué le produit dans les élevages avicoles", présentée comme Chickfriend par les médias néerlandais, a indiqué à l'AFP Marieke van der Molen, porte-parole du parquet néerlandais.

Les deux individus ont été arrêtés à Zaltbommel et Barneveld (centre), village réputé pour ses oeufs et ses poules où était basé Chickfriend.

"L'entreprise et les deux dirigeants (...), le négociant néerlandais, le fournisseur belge et son propriétaire sont soupçonnés d'avoir mis la santé publique en danger en fournissant ou en appliquant le produit fipronil dans les hangars avec des poules pondeuses" ainsi que d'"avoir détenu un biocide interdit", a déclaré le parquet néerlandais dans un communiqué.


Le call center de l'Afsca a déjà reçu plus de 3.000 appels

Le call center mis sur pied mercredi par l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) a déjà répondu à quelque 3.000 questions sur la crise du fipronil, indique la porte-parole de l'organisation jeudi. La majorité des appels (environ 2.000) ont été reçus mercredi. Jeudi, le compteur s'établissait à un millier de requêtes peu après 17h.

Les consommateurs posent essentiellement des questions par rapport aux codes figurant sur les œufs, qui permettent de déterminer lesquels font partie des rappels. "La plupart des gens veulent recevoir une petite explication et avoir la confirmation que ces œufs peuvent être utilisés sans danger." Les appelants s'interrogent également souvent sur l'implication ou non des œufs issus de l'élevage biologique.


Une tonne de produits contaminés découverts en Roumanie

Une tonne de jaune d'oeuf liquide contaminé au Fipronil a été découverte dans un entrepôt de l'ouest de la Roumanie, une première en Europe orientale depuis l'éclatement du scandale, a annoncé jeudi l'autorité sanitaire-vétérinaire roumaine ANSVSA. Cette saisie porte à neuf le nombre de pays européens où la présence d'oeufs contaminés a été attestée à ce jour. Le jaune d'oeuf liquide, importé d'Allemagne, a été découvert un entrepôt de Timisoara (ouest), a précisé l'ANSVSA, selon laquelle "aucune quantité" n'en a été mise en vente.


50 entreprises toujours bloquées dans le cadre du dossier du fipronil (Afsca)

Actuellement, 50 entreprises sont toujours bloquées dans le cadre du dossier de la contamination d'œufs au fipronil, indique jeudi après-midi l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire sur son site internet. Parmi ces 50 entreprises bloquées figurent 21 exploitations de poules pondeuses et 29 autres exploitations, d'élevages ou de reproduction.

Des échantillons ont été prélevés tant dans des exploitations de poules pondeuses que dans des exploitations d'élevages et de reproduction, souligne l'Afsca. La priorité a toutefois été accordée aux exploitations de poules pondeuses "parce qu'elles livrent directement au consommateur".

Initialement, 86 exploitations avicoles avait été bloquées préventivement, dont 48 de poules pondeuses. Onze des 86 exploitations avaient déjà pu être libérées "après enquête", suivies par 25 autres, dont 20 exploitations de poules pondeuses, à la suite de résultats conformes.


Onze perquisitions menées en Belgique

La police a mené onze perquisitions jeudi dans le cadre de l'enquête sur la contaminations d'œufs par l'insecticide Fipronil, indique le parquet d'Anvers. Du matériel compromettant a été saisi.

Les perquisitions ont été effectuées par quelque 70 membres de la police fédérale et de l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca).


700.000 oeufs contaminés en Grande-Bretagne

Près de 700.000 œufs contaminés par l'utilisation frauduleuse de l'insecticide fipronil dans des élevages de poules pondeuses ont été importés au Royaume-Uni, a annoncé jeudi l'Autorité britannique de sécurité alimentaire.

"Il est probable que le nombre d’œufs qui sont arrivés au Royaume-Uni est plus proche de 700.000 que des 21.000 que nous pensions auparavant avoir été importés", a-t-elle indiqué sur son site internet.


Mise en place d'une task force pour examiner les mesures à prendre

Une task force sera mise en place afin d'examiner toutes les possibilités de mesures à prendre pour soutenir le secteur avicole, à la suite de la contamination d'œufs à l'insecticide fipronil, ont indiqué jeudi les différents participants à la réunion convoquée au 16, rue de la Loi en matinée. L'information a été confirmée par un porte-parole du Premier ministre. Toutes les pistes seront étudiées.

Une réunion était organisée jeudi matin entre les représentants des secteurs agricole et du commerce et les différents ministres compétents dans ce dossier, ainsi que Charles Michel et les vice-Premier. L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), était également représentée.

Un Conseil des ministres restreints se tenait dans la foulée, à l'issue duquel une conférence de presse est prévue.


René Collin : "Il faut agir plus vite"

"Il y a urgence", a déclaré jeudi matin le ministre wallon de l'Agriculture, René Collin, à l'issue d'une réunion convoquée par le Premier ministre autour de la contamination d'œufs au fipronil. René Collin s'est surtout dit "interpellé" par le fait que 50 élevages sont toujours bloqués en Belgique, et que pour 26 d'entre eux, "aucun échantillon n'a encore été prélevé". "Ca ne va pas. Il y a urgence à traiter cette situation!"

Des aides au secteur ont également été évoquées lors de cette réunion, ce qui est, "élémentaire", selon le ministre wallon. "Il faut activer toutes les possibilités aux niveaux européen et fédéral, avec le fonds sanitaire. Bien entendu, les Régions prendront aussi leur part avec le suivi personnalisé des élevages."

Pour René Collin, la priorité est de rendre confiance au consommateur, et donc éradiquer la crise.

L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), "à défaut d'avoir bien géré la situation", doit "se retrousser les manches et la traiter avec l'urgence requise", a-t-il encore plaidé.