Belgique

Les articles de presse et les actions des 33 personnes constituées partie civile ont fini par secouer le cocotier : on a appris hier matin, à l’audience du procès de la secte belge OKC, que le gourou Robert Spatz avait été démissionné de son poste au conseil d’administration de l’ASBL.

Robert Spatz, son fils Perceval, Olga S. et Jeanne B., son dernier quarteron de soutiens au sein de la secte ont été ainsi écartés du conseil d’administration il y a deux semaines. Les faits ont notamment été révélés à l’audience d’hier par Rui O., l’actuel secrétaire général de la secte.

Ces décisions récentes de la part du conseil d’administration illustrent les remous au sein de ce qu’il reste d’OKC, soit une trentaine de membres. Les révélations successives sur les abus sexuels commis au sein de l’organisation, durant des décennies, semblent avoir profondément marqué ses membres. Ce sont ainsi des parents d’enfants abusés qui ont demandé à ce que Robert Spatz soit écarté de la secte qu’il a lui-même créée dans les années 1970.

Le gourou (71 ans) est absent de son propre procès où il est jugé pour des dizaines de préventions, dont plusieurs pour viol. Il se trouve toujours en Espagne, après avoir renoncé à assister à son procès, pour raisons médicales, selon lui.

Les victimes n’ont eu de cesse de se réunir pour faire porter leur voix. Hier, leur nombre a grimpé jusqu’à atteindre 33. Selon nos informations, une 34e personne devrait se constituer partie civile et déposer à l’audience jeudi.

Le procès-fleuve de la secte bouddhiste OKC (Ogyen Kunzang Choling) a débuté en janvier et devrait s’achever en avril. Des dizaines d’enfants ont été élevés en son sein, sans jamais rien connaître d’autre jusqu’à ce qu’ils atteignent une vingtaine d’années.