Belgique

Les révélations faites par la DH ont mené à l’ouverture d’une enquête. Une personne a déjà été auditionnée ce mardi après-midi.

Ce mardi, La DH signalait qu'une partouze avait eu lieu au sein du commissariat de Ganshoren, entre deux inspectrices de police de la zone Ouest et huit militaires, lorsque le niveau d’alerte avait grimpé à 4 dans la capitale, suite aux attentats de Paris. Ces militaires logeaient dans ce commissariat pour une période de deux semaines, en novembre dernier. 

A la lecture de l’article, le chef de corps de la zone de police Ouest (Molenbeek, Jette, Ganshoren, Koekelberg et Berchem-Saint-Agathe), Johan De Becker, a décidé d’ouvrir une enquête interne sur les faits. "Les militaires ont effectivement dormi dans ce commissariat pendant deux semaines. Un étage a été aménagé pour les accueillir. Lors de leur départ, ils ont organisé une petite fête pour remercier les policiers de la zone. Nous avons ouvert une enquête pour savoir ce qui s’est passé exactement", précise le porte-parole, Johan Beerckmans.

Selon La DH, l’enquête ouverte a déjà débuté ce mardi après-midi par l’audition, en tant que témoin, d’une personne présente lors de cette petite fête organisée au commissariat de Ganshoren.

Le quotidien explique que les militaires avaient convié, ce jour-là, plusieurs policiers à un drink organisé dès 21 h au commissariat de Ganshoren, afin de faire leurs adieux à l'équipe. Des policiers d’autres commissariats appartenant à la zone étaient d’ailleurs conviés à l’événement. On sait aussi que la fête s’est terminée aux petites heures.

Du côté de la Défense, le porte-parole Olivier Séverin confirme également qu’une enquête interne a été ouverte au sein de l’unité des Chasseurs Ardennais afin d’éclaircir cette affaire. "Ce n’est pas une enquête disciplinaire. On cherche plutôt, pour l’instant, à en savoir plus sur ce qui s’est réellement passé. Si les faits ont effectivement eu lieu, il faudra déterminer si toutes les personnes étaient consentantes. Jusqu’ici, aucune plainte ne nous a été signalée. En dehors de leurs heures de service, les militaires sont libres de faire ce qu’ils veulent à partir du moment où c’est dans un endroit privé", précise le porte-parole de la Défense.

L’enquête sur ces faits devrait progresser dans les prochains jours, avec l’audition de nouveaux témoins.