Belgique

Alors qu'un "internat" pour bébés et enfants en bas âge ouvrira ses portes lundi à Waregem, l'Office de la naissance et de l'enfance (ONE) a indiqué vendredi à l'agence Belga qu'aucune institution de ce genre n'existait en Belgique francophone.

"Ce type d'institutions n'existe pas en Belgique francophone et aucun projet n'envisage pour l'instant d'en créer une", souligne Marie-Christine Mauroy, médecin coordonnateur de l'ONE.

"Priver un enfant en bas âge de ses parents pendant plusieurs jours pourrait le traumatiser", explique Marie-Christine Mauroy. En effet, il a été prouvé que l'enfant, qui n'établit pas un lien d'attachement dit "secure" avec un nombre réduit de personnes, pourrait éprouver, à l'avenir, des problèmes d'ordre psycho-affectif.

Cependant, Marie-Christine Mauroy préfère ne pas juger trop vite négativement l'internat flamand baptisé Ennès. "Tout peut très bien se passer si des mesures sont mises en place pour assurer la stabilité affective de l'enfant, par exemple, faire en sorte qu'un bébé soit toujours gardé par la même puéricultrice."

S'il n'y a aucun internat pour nourrissons en Belgique francophone, il existe, par contre, des crèches à horaires plus larges qui ouvrent très tôt le matin et ferment plus tard.

Il existe également des crèches qui fonctionnent 24h/24 comme la crèche "Les Bouts d'Choux" à Namur. Une crèche semblable est actuellement en construction près du centre hospitalier Peltzer-la-Tourelle à Verviers.