Belgique

Suite à la découverte des deux cas de peste porcine dans les bois d’Etalle, une réunion de concertation s’est tenue vendredi au cabinet du ministre wallon de l’Agriculture entre les représentants du ministère, de l’Agence fédérale pour la sécurité alimentaire (Afsca), des institutions régionales qui gèrent la forêt, des syndicats agricoles et des chasseurs. Une série de mesures liées au principe de précaution ont été annoncées par le ministre René Collin (CDH).

Outre un dépistage dans les fermes, et afin d’éviter une contamination des porcs d’élevage, un confinement de ces animaux va être rendu obligatoire dans une zone de 63 000 hectares autour de la commune d’Etalle. Si les porcs sont élevés en extérieur, une double clôture devra être installée pour empêcher le contact avec les sangliers. Dans le cas où cela ne serait pas possible, les animaux devront être gardés à l’intérieur de l’exploitation.

De plus, au sein de ce périmètre, les éleveurs seront tenus de désinfecter leur matériel agricole. Une période d’incubation de 20 jours devra être observée avant l’abattage des porcs. La reproduction des animaux est, elle, interdite.

Le périmètre de 63.000 hectares où le nourrissage et la chasse du grand gibier est interdite:

© Ministère de l'agriculture

La date d’ouverture de la chasse dans la zone est postposée du 21 septembre au 15 octobre. L’objectif est d’éviter que les sangliers potentiellement porteurs du virus se dispersent dans les bois et propagent la maladie. Le nourrissage du gibier sera également strictement prohibé jusqu’à cette date ainsi que, peut-être, les gros rassemblements de personnes en forêt. Les simples promenades en forêt sont autorisées “à condition de respecter scrupuleusement le code forestier et de rester sur les chemins et les sentiers balisés”. Les activités économiques aussi, si toutefois les règles de désinfection des personnes et du matériel sont suivies à la lettre.

Pour le syndicat agricole Fugea, “les nécessaires mesures de sécurité seront une nouvelle menace pour les élevages de plein air et biologiques, dont les résultats économiques seront fortement impactés”. La Fugea plaide, en fonction de l’analyse de risques, pour “un soutien approprié” à ces filières.