Belgique

Afin d'éviter une propagation du virus de la peste porcine africaine aux élevages porcins, Denis Ducarme, le ministre fédéral de l'Agriculture (MR), fera publier vendredi un arrêté ministériel donnant ordre d'abattre tous les porcs domestiques dans la zone de quarantaine de 63.000 hectares située au sud de la province de Luxembourg.

Nous avons pu nous procurer ce document, qui en détaille les modalités d'exécution.

Il stipule que tous les porcs de la zone doivent être mis à mort dans les cinq jours suivant la publication de l'arrêté au Moniteur. 

Les vétérinaires de l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire se chargeront de la mise à mort des animaux présents dans des élevages de plus de dix porcs. Pour les autres, ce sera un vétérinaire désigné par le bourgmestre de la commune.

Le détenteur des animaux devra faire détruire les carcasses.

Les éleveurs concernés par la mesure ont interdiction de reconstituer leur cheptel.

Ces agriculteurs pourront prétendre à une indemnisation, pour moitié sur fonds fédéraux, le reste par l'Europe. Ceux qui ne respecteraient pas les mesures de sécurité imposées se verront privés de cette indemnisation. 

L'arrêté ministériel complet:


Près de mille heures de quadrillage dans la zone de quarantaine et 18 sangliers positifs au virus


René Collin, le ministre wallon de l'Agriculture (CDH), nous a communiqué jeudi les dernières informations de terrain.

Sur les 58 sangliers prélevés actuellement, 30 sont situés dans le périmètre de quarantaine de 63.000 hectares, 18 se sont révélés positifs au virus au sein du périmètre. Les sangliers retrouvés hors du périmètre sont tous négatifs.

Concernant la circulation en forêt, un balisage a été effectué autour de la zone de quarantaine, des affiches installées aux principales entrées et une signalétique a été mise en place signalétique. Aucun incident particulier n'est à signaler. Quelques événements touristiques programmés ont dû être annulés et ou modifiés mais sans trop de difficultés, nous dit-on.

Le quadrillage des 63.000 hectares, dont 29 300 hectares de forêt, se poursuit afin de réduire le périmètre de la zone infectée. Selon le ministère de l'Agriculture, 95 % de la zone boisée a été parcourue, suivant les indications fournies pour les zones préférentielles de recherche : points de nourrissage, zones de rivière et étangs.

Ce ne sont pas moins de 941 heures de prospection qui ont été réalisées, impliquant 78 personnes (30 agents de la Division nature et forêt et 48 chasseurs).

Un second tour de prospection a débuté mercredi, avec des consignes affinées en fonction des retours de terrain.