Belgique

Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Philippe Close n'exclut pas, si le gouvernement fédéral le demande, d'ordonner la fermeture de l'école du Centre Islamique et Culturel de Belgique (CICB), liée à la Grande Mosquée de Bruxelles et récemment mise sous le feu des projecteurs par l'OCAM.

Selon plusieurs médias, l'Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace a récemment indiqué que la formation des imams délivrée au sein de cet établissement incite les fidèles à se lancer dans le djihad armé, à persécuter les homosexuels et à tenir des propos antisémites. Pour le chef du groupe MR au conseil communal David Weytsman, il importe d'ordonner la fermeture de cette école sans attendre. Selon lui, il s'agit d'une prérogative du bourgmestre.

Interpellé à ce sujet lundi soir par l'élu libéral lors de la séance du conseil communal, Philippe Close a souligné qu'il partageait les craintes de David Weytsman pour le vivre ensemble de même que le constat selon lequel la cession de l'organisation de cette école à l'Arabie saoudite avait constitué "l'erreur à ne pas commettre".

Selon le bourgmestre, la Ville de Bruxelles tient toutefois à s'inscrire dans le contexte de la feuille de route définie par le gouvernement fédéral en la matière. Le fédéral est propriétaire des lieux.

"Ce que nous avons entendu est scandaleux. Oui, il faut un geste ferme. Il n'est pas question d'accepter de telles manifestations d'intolérance. Je veux que la mise en oeuvre de la feuille de route (ndlr: qui prévoit de confier la gestion de l'école à l'Exécutif des Musulmans de Belgique) s'accélère", a précisé le bourgmestre.

Disant ne pas vouloir d'un conflit entre niveaux de pouvoirs sur cette question "grave", M. Close a tenu à assurer le conseiller d'un "suivi extrêmement précis" de sa demande d'un calendrier détaillé à ce sujet. D'après lui, une réunion sera organisée mercredi.

Le bourgmestre a terminé l'échange en affirmant qu'il ferait fermer l'école sans attendre, "si le Premier ministre le demande".