Belgique

Philippe Moureaux (PS) affirme lundi dans Le Soir qu'il faut négocier "sans attendre" dans le dossier BHV. "Il y a urgence", estime le socialiste qui parle de négociations "sans tabou, en acceptant des concessions".

"La sagesse serait de mettre à profit le nouveau délai (que pourraient donner les germanophones en déclenchant un nouveau conflit d'intérêt, ndlr) pour enfin trouver une solution", estime M. Moureaux.

Selon lui, un vote majorité flamande contre minorité francophone est "le calcul du FDF. Le FDF vit de ça, plus que jamais. Dans un MR un peu en difficulté, le FDF s'accroche encore plus à ce qui reste sa dernière raison d'être, le conflit linguistique".

Si Philippe Moureaux affirme que l'élargissement est toujours "un élément de la philosophie francophone", il ajoute que cela "ne veut pas dire que cela ne peut pas s'accompagner de concessions en matière d'arrondissement électoral".

"D'une manière ou d'une autre, il y aura un jour scission de l'arrondissement électoral", affirme-t-il, ajoutant cependant qu'il faudra "pour les francophones des garanties et des concessions importantes du côté néerlandophone".

"Soit Reynders et Maingain ont un double jeu - mais est-ce que j'oserais un instant penser ça -, soit le MR n'est plus un parti mais deux. Peut-être que la vérité est entre les deux".

Et Philippe Moureaux d'ajouter que "c'est triste pour les francophones, ça nous affaiblit très, très fort. Pour être ferme dans une négociation, il faut une certaine unité; quand on a un provocateur dans ses rangs, on n'avance pas".