Belgique

Rappelez-vous. C’était le 28 novembre dernier. Les ministres en charge respectivement des Bâtiments scolaires et du Budget Jean-Marc Nollet (Ecolo) et André Antoine (CDH) annonçaient un plan d’urgence de création de 13 750 places d’écoles (11 250 en maternelles et primaires et 2 500 dans le secondaire), essentiellement à Bruxelles en proie à une forte pression démographique, pour un budget total de 55 millions d’euros.

De cette enveloppe, 25,5 millions sont dédiés à l’installation, d’ici le 1er septembre 2014, de pavillons modulaires (mobiles ou fixes) et 29,5 millions, à des travaux de rénovation restreints.

Peu avant les vacances de Noël, le ministre Nollet a communiqué les échéances et la procédure à suivre pour pouvoir bénéficier de ce plan. En gros, les écoles qui souhaitent des structures modulaires mobiles doivent en référer à leur fédération de pouvoirs organisateurs (PO) d’ici le 20 janvier; celles qui désirent des modulaires fixes doivent adresser leur demande pour le 10 février; et celles qui veulent s’engager dans des travaux de rénovation légers doivent se faire connaître avant le 10 mars. Des délais serrés vu les besoins pressants.

Pour Françoise Bertieaux, chef de groupe MR au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), "il faut sortir de l’opacité actuelle". "Maintenant que la ministre Schyns (CDH) a son cadastre des places disponibles, donc des places occupées, il est temps d’avoir une transparence de l’offre, notamment en mettant en ligne et en temps réel où il reste des places."

En ce qui concerne les futures places, elle plaide également pour "la pleine transparence", c’est-à-dire que "dès que les demandes pour des structures modulaires sont rentrées, il faut publier quels sont les endroits où il y a des demandes". Ensuite, il convient de savoir "quand est envisagé un permis d’urbanisme - sur ce point, il faut rédiger une ordonnance pour permettre des procédures d’urbanisme exceptionnelles limitées dans le temps et sur l’objet - et quelle est la date d’ouverture prévue des nouvelles places."

Enfin, Mme Bertieaux s’inquiète "des délais tellement courts" pour répondre aux appels à projets. "Je crains qu’un certain nombre d’établissements ne se lancent pas dans l’aventure et, partant, qu’on ne consomme même pas tous les 55 millions et qu’on n’ait pas une bonne partie des places annoncées." St. Bo.