Belgique

La situation sera "tendue" lors des deux premiers mois de l'année prochaine pour garantir l'approvisionnement énergétique de la Belgique admet Philippe Van Troeye, CEO d'Engie Electrabel et d'Engie Benel dans un entretien publié samedi dans L'Echo. 

Il assure que son entreprise prend ses responsabilités: "Je ne me suis pas encore fait à l'idée que des délestages auront lieu", affirme-t-il. "La situation est tendue pour janvier et février. Mais elle était tendue en novembre, avec un seul réacteur en service, et nous avons pu la gérer. En janvier-février, on sera sur des mois plus froids, avec moins de certitudes en termes d'importations", explique le CEO qui affirme prendre ses responsabilités.

"Primo, nous mobilisons nos équipes pour ramener progressivement nos réacteurs sur le réseau. Deuzio, nous mettons des moyens complémentaires en place, comme la centrale de Vilvorde, qui n'était plus en service, des centrales de cogénération, ou la flexibilité de la demande chez nos gros clients industriels", détaille M. Van Troeye. Il assure qu'au total plus de 1.000 MW complémentaires sont mobilisés "ce qui correspond à un réacteur supplémentaire".

"Il n'est pas sûr qu'il y aura des délestages. Nous travaillons encore à mobiliser d'autres moyens. On n'a pas renoncé à certaines pistes. Electrabel continue à proposer des solutions", ajoute encore le CEO.

Les centrales électriques flottantes sont toujours une piste, "mais ce sont des mesures de dernier recours, que nous n'activerons que dans le scénario du pire, c'est-à-dire pas de Tihange 3, pas de Doel 1 et 2...", précise le dirigeant.