Pour le retour de l'orange bleue

Edito par Michel Konen Publié le - Mis à jour le

Belgique

Notre “Baromètre politique” tombe à point nommé pour éclairer les décideurs sur ce que souhaitent les citoyens.

Premier enseignement : les rapports de force apparus au lendemain du scrutin sont confirmés voire confortés. Le MR reste en tête à Bruxelles et en Wallonie. Le CDH progresse nettement partout. Le PS en recul sur tous les fronts n’est pas une alternative attendue . Ecolo est lui aussi en progrès et devrait être appelé à jouer un rôle plus actif. Au nord du pays, même constat les familles chrétienne et libérale tiennent le haut du pavé. Le SP.A stagne.

Deuxième enseignement : Verhofstadt fait un malheur. En Wallonie, à Bruxelles, en Flandre il surpasse la concurrence et jouit d’un capital de confiance exceptionnel. Il peut, il doit aider à sortir de cette crise par le haut.

Troisième enseignement : l’opinion publique interrogée sur l’avenir du pays est sans ambiguïté. Flamands, Bruxellois et Wallons veulent que la Belgique perdure. Mais, et là encore sans la moindre ambiguïté, les citoyens flamands veulent, à une très large majorité, une plus grande autonomie en matière d’emploi, de fiscalité ou de sécurité sociale. Les francophones, en ce domaine, se montrent plus que réservés.

Notre “Baromètre” est ainsi l’exact reflet de la crise que nous vivons depuis 190 jours. Conclusions : Didier Reynders a parfaitement raison lorsqu’il veut un programme socio-économique clairement de centre droit. L’électeur ne donne aucun mandat au PS. Les négociateurs, au sein de l’orange bleue ont déjà parcouru, disent-ils, plus de 80 % du chemin. Le CDH doit dire avec clarté qu’il souhaite mener ce programme à son terme.

Joëlle Milquet avait parfaitement raison d’être ferme sur le terrain communautaire. Sans majorité des deux tiers, les francophones étaient démunis face au front flamand au sein de l’orange bleue. Aujourd’hui, l’ensemble des francophones sont disposés à réformer l’Etat. Cette discussion doit se faire à l’extérieur du gouvernement par exemple dans la Convention à ranimer d’urgence. Et cette convention doit rassembler un maximum d’acteurs démocratiques. Son enjeu dépasse, de très loin, les intérêts particratiques. Ce n’est qu’en réussissant cette réforme qu’un gouvernement fédéral retrouvera sa pleine liberté d’action. Didier Reynders doit faire l’effort et se montrer rassembleur des francophones. L’Orange bleue est la meilleure base pour redémarrer.

Edito par Michel Konen

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