Belgique

C’est une histoire sans fin. Une saga aussi complexe qu’importante pour des milliers d’étudiants en médecine et en médecine dentaire, mais aussi pour l’avenir des soins en Belgique. Le dossier des attestations Inami est remis sur le devant de la scène par les étudiants et leurs parents qui manifesteront ce mercredi depuis le balcon du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

D’où vient-on ?

En Belgique, l’accès à la profession en médecine est limité (voir ci-contre). Seuls les étudiants ayant obtenu un numéro Inami ont la possibilité de professer. Régulièrement dès lors, les pouvoirs publics évaluent les besoins du pays et fixent un nombre de numéros Inami à distribuer. La dernière planification a eu lieu en 2008, et prévoyait un nombre précis d’attestations disponibles jusqu’en 2018.

Au contraire de la Flandre cependant, la Communauté française décida à l’époque de ne plus organiser d’examens ou de concours pour limiter le nombre d’étudiants. Ces derniers furent donc rapidement trop nombreux, épuisant progressivement les numéros Inami disponibles dans la partie francophone du pays.

Pour assurer aux étudiants ayant entamé leur cursus d’avoir tout de même la possibilité d’obtenir un numéro Inami en bout de course, le ministre de l’Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt (PS), et la ministre de la Santé Maggie De Block (Open VLD) se réunirent autour d’un protocole d’accord en décembre 2014. Deux des conditions de ce protocole obligeaient la Communauté française à mettre en place un filtre - ce que Marcourt mit en place en 2015 sous la forme d’un concours à la fin de la première année) - et à organiser ce qui fut appelé le "lissage négatif". Ce lissage est une politique qui épurera la dette francophone, en revoyant après 2020 le nombre de quotas à la baisse, en fonction du nombre de quotas excédentaires qui auront été distribués.

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