Belgique

Le député fédéral Jean-Marc Nollet, chef de groupe Ecolo/Groen à la Chambre, a été entendu jeudi matin par la commission d'enquête sur la sécurité nucléaire de l'Assemblée nationale française, en tant qu'expert critique dans ce domaine. Opposant de longue date au nucléaire, M. Nollet est membre de la sous-commission sur la sécurité nucléaire au parlement fédéral belge.

L'Assemblée nationale française a instauré en février dernier une commission d'enquête sur le sujet, à la suite de l'intrusion de militants de Greenpeace dans des centrales nucléaires, de la mise à l'arrêt des quatre réacteurs de la centrale du Tricastin (Drôme) en raison d'un risque de sécurité des infrastructures, de la chute d'un générateur de vapeur à la centrale de Paluel (Seine-Maritime) et d'une anomalie de composition de l'acier du couvercle et du fond de la cuve du réacteur pressurisé de Flamanville.

Le survol des centrales par des drones, ou la question du prolongement de l'autorisation d'exploitation au-delà de la durée de 40 ans des réacteurs d'EDF, y sont aussi abordés.

Le député belge a énuméré les nombreux incidents qui ont émaillé la vie des centrales nucléaires belges ces dernières années, dénoncé leurs faiblesses face aux risques terroristes, cyber-sécuritaires, ou liés à la prolongation de réacteurs anciens. Très critique envers l'Agence fédérale du contrôle nucléaire (AFCN), il a notamment souligné que la ligne de défense des autorités face au risque nucléaire reposait trop souvent sur "le secret, le déni et la minimisation".

L'ancien ministre wallon de l'Énergie a marqué son intérêt pour les recommandations que formulera la commission d'enquête française.