Belgique A l’heure du Brexit et de Trump, la FEB sera présidée par un ingénieur tourné vers l’étranger.

Bernard Gilliot, vous connaissez ? Non, probablement. Celui qui prend ce lundi et pour trois ans, la présidence de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a beau être vice-président exécutif de Tractebel Engineering, multinationale d’origine belge, son nom reste inconnu du grand public et même d’une part du monde socio-économique belge. Est-ce parce qu’il a passé une partie de sa carrière à l’étranger ? Ou parce qu’il cultive l’art de l’écoute et de la réflexion, plutôt que celui de la déclaration tapageuse et de la polémique ?

Né le 10 janvier 1955, Bernard Gilliot accomplit des études d’ingénieur électricien à l’Ecole centrale des arts et métiers (Ecam) à Bruxelles. Il complétera sa formation par un diplôme de gestion à l’UCL, obtenu en 1993. Entre-temps, dès 1980, il rejoint Tractebel, qui deviendra plus tard une filiale de GDF-Suez. C’est dans cette société de conseil en ingénierie pour l’énergie et les infrastructures qu’il réalise toute sa carrière. Il en est aujourd’hui l’un des principaux dirigeants.

La case Bangkok

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