Belgique

Le parquet a demandé jeudi l'acquittement de deux personnes qui avaient hébergé chez elles des migrants mais a requis une condamnation légère pour deux autres. Il a par contre requis des peines jusqu'à 40 mois de prison pour d'autres individus qui avaient, eux, agi comme passeurs. Dans ce dossier, plusieurs personnes sont poursuivies devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour trafic d'êtres humains. Parmi les prévenus figurent des citoyens belges, deux journalistes et une assistante sociale entre autres, qui avaient hébergé chez eux des migrants, en 2017. Les deux magistrats représentant le ministère public ont requis jeudi après-midi l'acquittement de deux prévenus, des citoyens belges qui avaient accueilli chez eux des migrants, entre janvier et mai 2017.

Ils ont par contre demandé de reconnaître la culpabilité de deux autres prévenus, la journaliste Myriam Berghe et une bénévole du Parc Maximilien, estimant que toutes deux avaient apporté une aide à des migrants qui exerçaient une activité de passeur et qui faisaient du trafic d'êtres humains.

"En prêtant son GSM et son ordinateur à Hassan E., madame Berghe a été complice des agissements de ce dernier, lequel a participé à des activités de trafic d'êtres humains", a avancé le ministère public, précisant que celle-ci savait que Hassan E. aidait des migrants à franchir les frontières.

Le ministère public a ensuite requis une peine de 20 mois de prison l'encontre de ce dernier, et des peines d'un an à 40 mois de prison pour sept autres prévenus, suspectés, eux, d'avoir fait du trafic d'êtres humains de manière organisée.