Belgique

Les différents avocats de la défense ont présenté jeudi après-midi leurs répliques au procès des quatre accusés de l’assassinat d’Ihsane Jarfi. Ils ont contesté la préméditation des faits et même l’intention de donner la mort. A l’exception de Jérémy Wintgens, les accusés ont contesté le caractère homophobe des faits.

Pour Eric Parmentier, Mes Balaes et Rossi ont contesté la préméditation des faits et l’intention de donner la mort. Selon cet avocat, Ihsane Jarfi serait responsable d’avoir déclenché la colère de son client. "Ce n’est pas l’orientation sexuelle d’Ihsane Jarfi mais ses propos qui ont provoqué la colère d’Eric Parmentier", a soutenu Me Balaes.

La défense d’Eric Parmentier a contesté la circonstance aggravante d’homophobie. Selon Me Balaes, Eric Parmentier a fait partie d’un groupe qui a été dépassé par une folie violente et une escalade. Mes Lazar et Lecuyer, avocats de Jonathan Lekeu, ont également contesté la préméditation des faits et l’intention homicide.

Me Gilissen a quant à lui rappelé que Jérémy Wintgens reconnaît avoir porté des coups non prémédités et non létaux à Ihsane Jarfi. Jérémy Wintgens conteste être homophobe mais il reconnaît néanmoins que les coups portés à Ihsane Jarfi avaient un caractère homophobe.

En défense sociale

L’avocat de Mutlu Kizilaslan a rappelé qu’il conteste l’intention homicide, la préméditation des faits et le mobile homophobe. Cet accusé reconnaît avoir porté deux coups mais il estime ne pas avoir eu d’incidence sur la suite des événements qui ont causé la mort d’Ihsane Jarfi.

Me Moureau a rappelé que la loi de défense sociale pourrait être appliquée à son client.

Vendredi matin, les quatre accusés prendront une dernière fois la parole pour se défendre des faits. Ensuite, le président Philippe Gorlé donnera lecture des 110 questions aux jurés. Le jury se rendra ensuite dans un hôtel de Liège pour commencer à délibérer. Fin du procès sans doute lundi.