Belgique

Interrogé sur l'assassinat de Maria Walschaerts, au premier jour de son procès devant la cour d'assises de Tongres, l'accusé Renaud Hardy a déclaré qu'en chemin vers l'habitation de la victime, il savait qu'elle allait probablement mourir. "J'ai cassé la porte arrière avec une barre en métal (...) et je l'ai directement neutralisée. Elle ne se trouvait pas dans la grande chambre à coucher mais dans la pièce juste à côté. Elle était debout, à la fenêtre. Elle a commencé à crier. J'ai alors enroulé autour de son le câble d'un cadenas pour vélo, je l'ai bien serré et je l'ai tirée par terre. Je l'ai ensuite regardée yeux dans les yeux. Elle a essayé de se débattre. J'ai alors serré le câble pendant deux minutes. Sa langue est sortie de sa bouche et s'est mise à gonfler. J'étais assis à côté d'elle. Je pensais qu'elle était morte", détaille Renaud Hardy.

Il dit être ensuite sorti par la porte avant de l'habitation avant de revenir à l'intérieur. Il a alors réalisé qu'elle n'était pas morte. "J'ai dès lors, à nouveau, serré le câble autour de son cou".

L'accusé a ensuite indiqué qu'il avait tiré le corps de la victime vers la grande chambre à l'aide du cadenas. Il se souvient avoir été rempli de colère et de haine.

Le président de la cour l'a questionné pour savoir s'il avait eu des relations sexuelles avec le corps de la victime. L'accusé n'a répondu qu'évasivement. Il n'a pas pu expliquer pourquoi ses poils pubiens ont été retrouvés sur le cadavre. Et selon lui, le fait que la chemise de nuit de Maria Walschaerts, 82 ans, était enroulée jusqu'à sa poitrine et que sa culotte se trouvait sur ses chevilles résultait du fait qu'elle avait été trainée d'une pièce à l'autre. Le président de la cour a toutefois souligné que cette explication n'est pas plausible si l'on s'en réfère aux lois de la gravité.

Après l'assassinat de Mme Walschaerts, la colère intérieure de l'accusé était, selon ses propres dires, maitrisée.

Le président de la cour, Dirk Thys, a ensuite voulu savoir pourquoi il n'avait pas demandé de l'aide pour ses accès de colère. "J'ai suivi une thérapie pendant quatre ans, chaque semaine, pour mes symptômes de la maladie de Parkinson. Du jour au lendemain, je me suis retrouvé sans soutien psychologique car le thérapeute qui me suivait a arrêté de travailler. Je misais beaucoup sur cette thérapie et tout d'un coup, tout s'est arrêté. C'était très difficile pour moi", a répondu Renaud Hardy.