Belgique Des jeunes élèves de l’association Tada sont venus découvrir le quotidien du Roi.

Qu’est-ce qu’on doit faire pour être roi ?" Dans la grande salle des glaces du Palais royal de Bruxelles, la voix de Yassine, 11 ans, résonne, claire. "Ce qu’il faut faire ? lui répond le Roi. Peut-être avoir le même rêve que moi. Moi, mon rêve, c’est que les Belges soient heureux et qu’ils se rencontrent. Alors j’essaye de faire tout ce que je peux pour que ce rêve se réalise. Mais toi, de là où tu es, tu peux participer à la même chose que moi : faire en sorte que les gens soient heurex. Donc on peut être très proches toi et moi. Et moi, en tant que roi, je compte sur toi."

Pour découvrir des métiers

Ce mercredi après-midi a des allures d’histoire pleine de promesses : celle de 30 enfants qui découvrent la vie quotidienne d’un roi. Et elle n’en a pas que les allures.

Invités par le Roi, accompagnés par l’association Tada (pour Toekomst atelier de l’avenir - voir notre édition du lundi 4 décembre), 30 enfants de sixième primaire originaires de la commune de Saint-Josse ont passé l’après-midi au palais.

Comme ils le vivent tous les samedis avec Tada, ils ont découvert un métier. Cette fois ce n’était pas celui d’un journaliste, d’un avocat ou d’un boulanger, mais bien celui de roi.

"Chaque samedi, des centaines de jeunes issus de milieux socialement défavorisés rencontrent des professionnels inspirants. Ceux-ci leur racontent leur métier, avant de leur proposer des ateliers pratiques, raconte Sofie Foets, la fondatrice de Tada. Notre objectif n’est pas de résoudre tous les problèmes, mais de favoriser la rencontre, d’encourager les jeunes dans leur scolarité et de réaliser de petites actions concrètes. Pour nous, chaque enfant qui trouve sa voie est quelque chose de magnifique. On espère qu’il deviendra un modèle dans son quartier."

Après avoir visité, guidés par le Roi, le bureau et les salons du palais, le clou de l’après-midi fut la rédaction, par les élèves, d’un discours de Noël. Un discours finalement lu devant Philippe de Belgique, dans lequel il fut question de paix et d’écologie, pour "profiter de la chance que l’on a de vivre dans un pays aussi beau". Un exercice en forme de jeu de miroir pour le Roi, et l’occasion de rencontrer une association qui met en œuvre ce qu’il souhaite dans ses propres discours.

Quant au métier de roi, "qui donne d’avoir un bureau dans un grand château, il est parfait pour celui qui souhaite favoriser la justice", conclut Myriam.