Belgique Il s'appelle Jean-Claude Lacote et il est recherché pour un crime commis il y a plus de 20 ans.

Le service de police européenne Europol a dévoilé ce vendredi matin l'identité d'un des fugitifs belges les plus recherchés. De nationalité française, Jean-Claude Lacote est dans le viseur de la police pour le meurtre de Marcus John Mitchell, un homme d'affaires britannique qu'il a tué le 23 mai 1996 au Coq, à la côte belge. Né en 1966, le fugitif a été condamné à perpétuité en 2011 par la cour d'assises de Flandre occidentale. Sa femme, la Belge Hilde Van Acker, avait été également condamnée.

La liste de leurs crimes est toutefois plus longue et comprend plusieurs délits d'escroquerie. Le couple avait été condamné en Allemagne et aussi à Lille, en 2012. En cette occasion, Lacote, absent à l'audience, a été condamné à cinq ans de prison pour escroquerie en bande organisée, menace de mort et participation à une association de malfaiteurs. En revanche, Hilde Van Acker était présente au tribunal, où elle a été condamnée à deux ans pour complicité d'escroquerie et association de malfaiteurs.

"L'équipe" de criminels d'Europol

Jean-Claude Lacote n'est pas le seul pointé du doigt par Europol, l'agence européenne qui lutte contre la criminalité internationale et le terrorisme. Vingt-quatre autres fugitifs issus de différents pays européens sont également recherchés. Depuis ce jeudi 12 juillet et jusqu'à ce samedi, Europol révèle les noms de ces criminels "Most Wanted" accompagnés d'une photo dans une sorte de jeu en ligne qui rappelle les albums Panini. Les malfaiteurs sont habillés avec un maillot aux couleurs d'Europol: bleu et jaune. Leur logo est une tête de loup, symbole du réseau ENFAST (European Network of Fugitive Active Search Teams), composé par des officiers de police provenant de toute l'Europe et coopérant pour retrouver les fugitifs.

Pour terminer cet "album" et connaitre tous les membres de "l'équipe", les utilisateurs sont invités à utiliser les codes publiés par Europol sur les réseaux sociaux (Linkedin, Facebook, Twitter). Chaque code permet de débloquer l'identité de trois criminels dans le jeu. Jusqu'à maintenant, 18 identités ont été révélées.

Pour l'agence européenne, ce type d'initiative sensibilise le public à la question de la criminalité. "Nous présentons cette liste de manière ludique, mais il y a un but très sérieux derrière: attraper les criminels les plus recherchés d'Europe", explique à l'AFP Tine Hollevoet, la porte-parole d'Europol. La visibilité donnée aux fugitifs permet aux gens de les reconnaître et d'être en mesure de signaler des informations si nécessaire. Des initiatives similaires ont déjà été adoptées, notamment à travers des cartes postales et un calendrier de l'avent. La méthode semble plutôt efficace : depuis 2016, ces campagnes ont permis d'arrêter six personnes.