Belgique

Le ministre luxembourgeois de l'Économie, Etienne Schneider, a proposé à la Belgique de libérer 200 mégawatts (MW) pour l'aider à sécuriser son approvisionnement en électricité, menacé par la mise à l'arrêt de la plupart des réacteurs nucléaires.

Les infrastructures luxembourgeoises relient celles venant d'Allemagne avec celles de la Belgique. Sous réserve des accords des gestionnaires de réseau de transport allemands et belges, le ministre Schneider voudrait utiliser ces interconnexions afin de libérer une capacité maximale de 200 MW, a indiqué dans un communiqué la ministre fédérale de l'Énergie, Marie Christine Marghem.

"Les travaux menés au courant des dernières années au sein du 'Forum Pentalatéral de l'énergie', sous la coordination des structures Benelux ont également été particulièrement utiles et fructueux. Il est actuellement, et doit être dans le futur, un espace où la solidarité doit se démontrer", écrit M. Schneider dans ce courrier envoyé vendredi à Mme Marghem.

Cette capacité est à ajouter aux 750 MW qui ont déjà été débloqués par la ministre.

Le conseil des ministres avait adopté vendredi un projet d'arrêté royal permettant un retour anticipé de la centrale de Vilvorde sur le marché à partir du 15 octobre. De son côté Engie-Electrabel a annoncé que l'entretien de Tihange 1 qui était initialement prévu le 20 octobre était avancé au 13 octobre.

La task force qui réunit les professionnels du secteur (DG Énergie, Elia, Engie-Electrabel et la CREG) se réunira ce lundi après-midi afin de continuer à explorer d'autres pistes.

La crainte d'un "black out" électrique cet automne a été alimentée par le fait qu'initialement six des sept réacteurs nucléaires belges auraient dû être à l'arrêt en novembre, seul celui de Doel 3 devant être opérationnel.