Belgique

Plus de quinze ans après la disparition d'Elisabeth Brichet, à l'âge de 12 ans, le 20 décembre 1989, à Saint-Servais (Namur), le couple Fourniret, en aveux pour ces faits, a été amené à reproduire les gestes de l'enlèvement sur place ce dimanche, dans le cadre d'une reconstitution des faits.

La reconstitution organisée à l'abri des regards dans un quartier placé sous haute surveillance était destinée à clarifier les versions parfois contradictoires fournies par les inculpés.

Le quartier où habitait la jeune Elisabeth Brichet à Saint-Servais a été placé sous haute surveillance pour cette reconstitution.

Selon les déclarations du tueur en série français, Michel Fourniret, et de son épouse, Monique Olivier, au fur et à mesure de leurs interrogatoires respectifs, le couple aurait repéré Elisabeth Brichet alors qu'elle se rendait chez une amie, à 200 mètres de chez elle, à Saint-Servais.

Le couple aurait attendu, plusieurs heures durant, qu'Elisabeth ressorte pour l'attirer dans la voiture sous le prétexte qu'il recherchait un médecin pour son bébé malade.

La petite Namuroise aurait alors été emmenée dans une des habitations de Michel Fourniret située à Floing, dans les Ardennes françaises, où celui-ci aurait commis sa première agression sexuelle sur la fillette.

Le lendemain, elle aurait ensuite été transportée au château du Sautou, où elle a été enterrée, après avoir été violée une nouvelle fois et ensuite tuée.

C'est le 22 juin dernier, près d'un an après l'arrestation de son mari à la suite d'une tentative d'enlèvement manquée à Ciney, que Monique Olivier, 55 ans, accuse pour la première fois celui-ci de 9 assassinats en Belgique et en France, dont celui d'Elisabeth Brichet, ainsi que d'un braquage avec violence le 19 janvier 1995 à Jambes, dans un salon de toilettage pour chiens.

Au fur et à mesure des interrogatoires, elle accusera son mari de 10 assassinats au total.

Avant d'en reconnaître 9 au total, Michel Fourniret a avoué l'assassinat de la fillette namuroise au même titre que 5 autres, le 30 juin.

Le 1er juillet, il reconnaît avoir enterré les corps d'Elisabeth Brichet et de Jeanne-Marie Desramault dans son ancienne propriété du château du Sautou, à Donchéry (Ardennes françaises).

Le 2 juillet, les époux Fourniret sont inculpés de l'enlèvement et de la séquestration d'Elisabeth Brichet, par la juge d'instruction namuroise Anne-Catherine Dubé.

Le 3, emmené au château du Sautou, Fourniret désigne aux enquêteurs deux endroits où seront découverts, vers 18h00, le corps de Jeanne-Marie Desramault puis, un peu plus tard, celui d'Elisabeth Brichet.

Les deux corps seront autopsiés au cours des jours suivants à l'institut médico-légal de Bordeaux.