Belgique

Alors que la FGTB a lancé mardi un appel à une journée d'action décentralisée, le 2 octobre prochain, en front commun syndical, en faveur "d'une pension décente prise à un âge raisonnable", la régionale Liège-Huy-Waremme du syndicat socialiste a décidé d'aller un pas plus loin et d'observer une grève de 24 heures. "Les militants de Liège-Huy-Waremme ont décidé, dans le cadre de l'action du 2 octobre prochain, d'une grève de 24 heures dans les deux arrondissements. Ils lancent en ce sens un appel à la CSC et préparent, d'ores et déjà, la mobilisation pour cette journée", indique la FGTB Liège-Huy-Waremme dans un communiqué.

La régionale appelle aussi "les camarades wallons à la rejoindre lors de cette journée de grève. Il s'agit de confirmer la colère des travailleurs qui se sera déjà exprimée le 20 septembre contre la réforme des APE."

Enfin, la FGTB Liège-Huy-Waremme demande à la FGTB de programmer, après le 2 octobre, dans le courant du mois, "une journée de grève générale, idéalement au niveau national. Sinon, cette action devra être menée au plan wallon, dans le cadre d'un programme d'action complet actuellement en préparation."

La régionale justifie sa "réaction forte" par les décisions annoncées par le gouvernement fédéral dans le cadre de son accord estival. Les mesures du gouvernement "court-ciruitent les discussions qui avaient lieu dans le cadre normal de la concertation sociale, seule garante de la défense des intérêts des travailleurs", estime-t-elle.

"Les wallons et francophones ont une responsabilité à ce niveau, puisqu'un parti francophone très minoritaire permet à une majorité flamande de droite d'imposer ses vues à tout le pays, et donc d'imposer à une majorité de wallons et de francophones une politique dont ils ne veulent absolument pas", conclut la FGTB Liège-Huy-Waremme.

Le président de la FGTB, Robert Vertenueil, avait émis le souhait lundi dans les colonnes du journal Le Soir, de la tenue d'une grève générale le 2 octobre mais le syndicat socialiste a appelé, mardi à l'issue d'une réunion de son bureau fédéral, à une journée d'action qui prendra la forme de "manifestations diverses" et "d'actions de sensibilisation au niveau régional".