Rejet d'une proposition interdisant le port de signes convictionnels à l'école

Belga Publié le - Mis à jour le

Belgique Une proposition de décret visant à interdire le port des signes convictionnels par les enseignants, déposée par le MR, a été rejetée par les partis de la majorité (PS-cdH-Ecolo), mardi en commission du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le texte se voulait "ouvert au débat", a relevé le député Willy Borsus (MR).

Il met en avant l'importance de garantir la neutralité du personnel enseignant et éducatif des écoles de l'enseignement officiel ou subventionné en Communauté Française en leur interdisant, à l'exception du cadre des cours de religion et de morale, le port de tout signe convictionnel quel qu'il soit. Le débat avait déjà été abordé en 2010 en commission conjointe des parlements francophones, mais il revient régulièrement sous diverses formes dans ces assemblées, à l'initiative des libéraux.

Le MR, se sentant soutenu par un avis du Conseil d'Etat sur sa proposition, souhaite interdire ces signes dans l'enceinte scolaire mais aussi pour les activités para-scolaires extra muros.

Pour Julie de Groote (cdH), ce débat est "obsolète" vu que les règlements existants permettent déjà aux pouvoirs organisateurs de prendre de telles mesures et que le Conseil d'Etat s'est déjà prononcé favorablement sur une interdiction concernant l'enseignement officiel à Charleroi.

Elle a appelé aussi à attendre la décision définitive du même Conseil d'Etat sur l'interdiction dans l'enseignement officiel flamand. "Ce serait absurde d'avancer aujourd'hui alors qu'on attend une jurisprudence déterminante", selon elle.

"Tout est déjà dans le décret" sur la neutralité de l'enseignement, a jugé Yves Reinkin (Ecolo), disant ne pas apercevoir l'apport de la proposition MR. Quant à Christian Dupont (PS), il a regretté l'approche peu intégratrice du MR, jugeant contreproductif d'exacerber les différences lorsque l'on plaide en faveur d'un socle de valeurs communes.

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