Belgique Les citoyens d'Europe Centrale et d'Europe de l'Est ont un comportement différent de leurs voisins de l'Ouest sur divers sujets. L'intégration de Juifs et Musulmans, l'acceptation du mariage pour tous ou encore la légalisation de l'avortement, autant de thématique qui poseraient plus de problèmes à l'Est du continent, selon une étude du Pew Research Center.

Si le rideau de fer - qui a séparé longtemps le continent européen - n'est plus d'actualité, il est certain que l'Europe reste divisée sur une multitude de sujets, notamment sur les questions religieuses ou sociétales. Ces différences de comportement ont été relevées par différentes études réalisées entre 2015 et 2017 sur à peu près 56.000 adultes dans 34 pays européens.

Par exemple, les Européens centraux et de l'Est seraient moins enclins à accepter qu'une personne de confession musulmane ou juive n’intègre leur famille. En Ukraine, seulement 25% des personnes interrogées accepteraient contre 74% en Espagne.

La religion est aussi un facteur qui divise le Vieux Continent. En Europe occidentale, la foi n'est pas considérée comme une composante majeure de l'identité nationale. En France et en Grande-Bretagne, la plupart des personnes expliquent qu'il ne faut pas être chrétien pour se sentir intégré, contrairement au bloc de l'Est où le catholicisme et l'orthodoxie sont une nécessité pour l'identité nationale.

Le chauvinisme est également appréhendé différemment de part et d'autres de l'Europe. Même si certains font exception, les pays de l'Europe centrale et de l'Est sont plus disposés à considérer leur culture comme supérieure aux autres. Les huit pays dans lesquels ce chauvinisme est le plus marqué sont tous situés à l'Est : il s'agit de la Grèce, de la Géorgie, de l'Arménie, de la Bulgarie, de la Russie, de la Bosnie, la Roumanie et la Serbie.

Concernant le mariage homosexuel, la majorité des pays favorable à cette pratique l'ont déjà légalisée et se situent en Europe occidentale. A l'Est, le sentiment public est bien différent.

Enfin, l'avortement est également sujet de discordance. Bien qu'il soit légalisé généralement à l'Est et à l'Ouest, des différences existent. Dans l'ensemble des pays occidentaux - même dans les pays les plus catholiques à savoir l'Irlande, l'Italie ou le Portugal - six adultes sur dix sont favorables à la légalisation de cette procédure. A l'Est, en revanche, les points de vue sont plus variés. La Pologne et l'Ukraine, par exemple, sont réfractaires et affirment que l'avortement devrait être illégal.