Belgique

Le président du sp.a, John Crombez, a reconnu lundi avoir été "trop énergique" dans la diffusion de courriels - probablement trafiqués - incriminant le ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), dans le dossier du remplacement des avions de combat F-16. 

Le socialiste flamand a toutefois conservé la confiance du bureau de son parti. John Crombez a expliqué au bureau du parti les raisons qui l'ont ainsi poussé à réclamer la démission du ministre en affirmant qu'il avait menti au parlement.

De gros doutes sont apparus en fin de semaine dernière quant à l'authenticité des mails relatifs au dossier du remplacement des F-16 rendus public mercredi par le sp.a.

John Crombez lui-même avait reconnu samedi dans les journaux 'De Standaard" et 'De Morgen' qu'il n'était "pas tout à fait" sûr de l'authenticité de deux des neuf courriels que le parti a diffusés. Ce qui a nuit à sa crédibilité et à celle de sa formation politique.

Devant le bureau de cette dernière, il a affirmé avoir été "trop énergique". Le bureau lui a toutefois renouvelé sa confiance.

"John a été un peu imprudent. Mais cela ne change rien au fond de l'affaire. Que l'on nous donne une réponse aux sept premiers mails", a déclaré le sénateur Bert Anciaux. Il s'est interrogé, comme d'autres membres du parti, sur l'auteur de la possible falsification. "On tente par tous les moyens de nous porter dommage", a-t-il ajouté.

"Il est clair que l'on veut nous attaquer de tous les côtés, mais nous ne nous laisserons pas faire", a pour sa part assuré la députée Karin Temmerman, tout en qualifiant la falsification de mails d'"inacceptable".