Belgique

Le gouvernement fédéral est désormais en mesure de formaliser sa décision sur le choix du prochain avion de combat de l'aviation belge. 

Un appareil qui devrait voler à partir de 2023 et durant au moins quatre décennies sous les cocardes tricolores rouges, jaunes et noires, qu'il soit américain ou européen. 

Les principaux ministres de l'équipe Michel ont été "briefés" mercredi par des experts sur le "retour sociétal" (les retombées économiques et les autres formes de coopération offertes à la Belgique) proposé par les promoteurs des deux candidats officiellement en lice pour le remplacement des F-16 vieillissants: le F-35 Lightning II du groupe américain Lockheed Martin et l'Eurofighter - alias Typhoon - du consortium européen éponyme promu par le Royaume-Uni, dans le cadre d'un marché d'Etat à Etat.

Le 4 octobre, le conseil ministériel restreint ("kern") avait déjà entendu le rapport des militaires qui ont conduit l'évaluation des deux candidats, sous l'égide d'une cellule de l'état-major de la Défense, l'"Air Combat Capability Program" (ACCaP), dirigée par le colonel Harold Van Pee.

Le gouvernement dispose de toutes les informations pour faire son choix, dans un climat de lobbying intense et alors que les Etats-Unis ont accepté de prolonger pour une courte période - apparemment jusqu'à la fin du mois - leur offre pour le F-35, qui expirait formellement le 14 octobre, date des élections communales et provinciales.