Belgique

Le gouvernement n'est pas tenu de prendre une décision sur le remplaçant du F-16 d'ici au sommet de l'OTAN qui aura lieu à Bruxelles les 11 et 12 juillet, a assuré vendredi le Premier ministre, Charles Michel, à l'issue du conseil des ministres. 

Le gouvernement s'est accordé vendredi sur la façon dont il travaillera dans ce dossier "dans les jours et les semaines qui viennent". Il va recevoir une série de documents -certains d'entre eux sont classifiés- et les analysera avant de prendre sa décision. 

Ce travail s'articulera sur trois principes: l'étude des arguments en faveur d'une prolongation des F-16 actuels (qui a déjà donné lieu à une très vive polémique politique), l'analyse des offres introduite dans le cadre de l'appel d'offres lancé le 17 mars (soit le F-35 du groupe américain Lockheed Martin et l'Eurofighter Typhoon du consortium européen Eurofighter) et enfin l'analyse des informations transmises par le gouvernement français dans le cadre de la proposition de partenariat stratégique, formulée hors appel d'offres.

"La volonté du gouvernement est d'analyser le dossier dans tous ses aspects", a souligné M. Michel.

Le Premier ministre n'a pas donné de délai de décision. Les offres remises dans le cadre de l'appel d'offres (soit le "Request for Government Proposal" ou RfGP) sont valables jusqu'au mois d'octobre, a-t-il indiqué, en précisant qu'il ne s'estimait pas lié par l'échéance du prochain sommet de l'OTAN. "Il n'y pas d'ultimatum du sommet de l'OTAN", a-t-il dit.

Le ministre de la Défense, Steven Vandeput, ne s'est pas exprimé sur la question lors de la conférence de presse qui a suivi le conseil des ministres.