Belgique

Si de nombreux kots ont déjà trouvé preneur, certains sont encore disponibles dans les différentes villes universitaires du sud du pays et de Bruxelles. Les universités ne s'attendent pas donc à une pénurie de logements étudiants pour la rentrée prochaine, ressort-il d'un bref sondage effectué par l'agence Belga. A Bruxelles, l'offre de logements étudiants s'améliore, selon Bénédicte Lampin, responsable de l'Office du logement à l'ULB. Les 1.026 lits dans les sept résidences universitaires situées sur les campus du Solbosch, d'Erasme et de La Plaine sont tous attribués depuis juin, mais une liste d'attente a été créée. Le taux d'occupation dans la dizaine de résidences de partenaires privés à Bruxelles est quant à lui supérieur à 80%. Deux nouvelles résidences universitaires d'environ 300 places chacune doivent voir le jour d'ici 2018.

Du côté de Louvain-la-Neuve, l'équilibre entre offre et demande de logements est maintenu depuis 2013. L'UCL compte 4.250 kots, auxquels on peut ajouter 1.300 logements sur son site de Woluwe-Saint-Lambert et quelques-uns à Mons et Tournai. Le parc de logements étudiants de l'UCL atteint donc le nombre global d'environ 5.276, sans compter environ 1.250 kots de gérance privée. L'université veut à l'avenir continuer à répondre à la demande et accroître sa présence à l'international, en accueillant davantage d'étudiants et doctorants étrangers.

De nombreux kots sont encore disponibles à Liège, où la demande diminue. Les immeubles à kots rencontrent par ailleurs un grand succès, malgré un prix plutôt élevé. "L'Université en parle beaucoup, ce qui leur donne une visibilité privilégiée par rapport à d'autres logements, et ils proposent des grands espaces relativement luxueux très bien localisés par rapport aux bâtiments où les cours sont donnés", commente Arno Chamberlan, vice-président du conseil d'administration de la Fédé. Ces logements, situés notamment place du XX août et au Sart-Tilman, sont soutenus par l'ULg qui passe par des investisseurs privés. La collocation dans un appartement rencontre également de plus en plus d'amateurs par rapport aux kots individuels en Cité ardente.

A Namur, près de 200 kots supplémentaires sont disponibles grâce à l'ouverture d'une résidence de logements privés, "Garden Campus", à proximité de la gare de Namur, ainsi que l'aménagement de l'ancien cinéma "Forum" dans le quartier de Salzinnes. L'Université propose quant à elle environ 550 logements étudiants à proximité du campus, avec la possibilité de créer des kots à projets, indique Antoinette Minet, attachée de presse de l'UNamur. Aucune pénurie n'est annoncée, même si l'entièreté de l'offre est occupée.

Enfin, à Mons, les campus et cités universitaires sont déjà bien remplis à deux semaines de la rentrée. L'UMons propose 660 chambres réparties dans les huit cités universitaires. Quelque 140 logements ont été ajoutés au parc ces deux dernières années, dont plus de 100 kots dans l'immeuble de la Grande Triperie. Le service logements de l'UMons précise que le nombre de possibilités est actuellement épuisé. L'UCL Mons propose, quant à elle, 200 chambres rassemblées au coeur de son campus montois et Infor-Jeunes propose 218 logements privés (42 propriétaires).

Le prix moyen des kots se situe entre 162 et 257 euros à Mons, 260 euros à Namur, 270 euros à Louvain-la-Neuve et entre 243 euros tout compris et 325 euros hors charges à Bruxelles. Des "kots de luxe", proposés par le privé, notamment à Liège ou Namur, commencent aussi à voir le jour. Certains disposent d'une salle de sport, de billards, etc. Leur loyer minimum est d'environ 500 euros.