Belgique Le nombre de faits criminels enregistrés à Bruxelles a diminué de 22 % entre 2006 et 2017.

Le futur centre de communication et de crise de la Région bruxelloise sera opérationnel début 2019. Ce qui deviendra le "véritable cœur névralgique de la Région bruxelloise" offrira une complémentarité idéale entre tous les services de secours et d’intervention bruxellois (zones de police, Polfed, Stib, Siamu, etc.). Il fera également office de centrale d’appels (100, 101, 112) pour toute la région. "Avec ce centre, nous serons bien plus efficaces en matière de lutte contre la criminalité et d’aide aux citoyens", assure le ministre-président Rudi Vervoort (PS), las de toujours entendre que Bruxelles n’est pas assez "secure".

"Certes, les statistiques policières de criminalité ne reflètent pas la criminalité réelle mais celle enregistrée par les services de police après les plaintes des citoyens et l’activité policière mais, entre 2007 et 2016, la baisse des faits criminels est proportionnellement plus importante en région bruxelloise que sur l’ensemble du pays, remarque-t-il. En 2016, la région bruxelloise comptait 16 % des faits criminels enregistrés au niveau national." Plus en détail, le nombre d’infractions enregistrées à Bruxelles a diminué de 22 % entre 2006 et 2017, alors qu’il n’a baissé que de 13 % sur le plan national et de 9 % en région wallonne.

Parmi les baisses majeures, pointons les vols dans ou sur les véhicules (-61 %), les vols de voiture (-55 %) ou les vols à main armée (-43 %), en très forte diminution ces dix dernières années. Ces trois catégories constituent néanmoins encore un vrai problème bruxellois, puisqu’un vol dans ou sur un véhicule et un vol à main armé sur quatre ont lieu à Bruxelles. Tandis qu’un vol avec violence sur trois se déroule, là encore, en territoire bruxellois. Notons encore que, selon les statistiques de la police fédérale, on a tué à 167 reprises à Bruxelles entre 2007 et 2016. Rien qu’en 2016, il y a eu deux meurtres ou assassinats par mois sur le territoire régional.

On le sait, le gouvernement bruxellois consacre une grosse part de nos impôts à la prévention. Rappelons les 125 millions sur trois ans pour les politiques communales de prévention, les près de 20 millions pour la police à la suite du passage en niveau 3 après les attentats de mars 2016 ou les quelques dizaines de millions d’euros pour améliorer les infrastructures.

Une analyse statistique plus précise permet par ailleurs de constater que plus le revenu médian est élevé et plus le taux de chômage est faible, moins il y a de faits criminels. Bruxelles, Saint-Gilles, Saint-Josse, Molenbeek, Schaerbeek ou Anderlecht affichent des taux de criminalité pour mille habitants supérieurs aux autres communes bruxelloises. Chaque commune, chaque quartier même, présente des spécificités. Ainsi, les cambriolages et les faits de vols avec violence se répartissent différemment sur le territoire régional.

"Raison pour laquelle nous mettons en place des approches par quartier afin de définir et de traiter au plus près le type d’infractions majoritaire dans ces quartiers", conclut Rudi Vervoort. Une sorte de service sur mesure possible grâce, entre autres, au futur centre de communication et de crise régional qui centralisera toutes les infractions et faits criminels commis en région bruxelloise.