Belgique

Cette rentrée scolaire semble avoir fait office d’électrochoc pour les autorités bruxelloises. Rudi Vervoort (PS), ministre-président, profite de sa rentrée à lui pour s’en prendre au décret inscription dont les résultats sont insatisfaisants à Bruxelles, estime-t-il. Avant de commenter les autres sujets d’actualité, le socialiste annonce une initiative au niveau régional afin d’objectiver les problèmes des écoles qui disposent encore de place en classe alors que plusieurs dizaines d’enfants de première secondaire sont toujours sans école.

Cette année, l’écrasante majorité des élèves sans école sont bruxellois. Qu’est ce que cela vous inspire ?

Pourquoi, à votre avis, la Fédération Wallonie-Bruxelles n’évalue toujours pas le décret inscription ? Car le problème des enfants sans école est anecdotique en Wallonie. Mais nous allons agir. Nous avons identifié une école (que Rudi Vervoort ne souhaite pas nommer, NdlR) qui a une mauvaise image, et nous allons travailler dessus. Il y a pourtant de la place dans cette école. Il y a là une responsabilité de la Fédération mais nous allons prendre le problème à bras-le-corps.

Pouvez-vous préciser ce projet ?

Nous allons y faire un travail d’étude, avec le PO, les enseignants, le PMS afin de voir où le bât blesse, identifier de quoi nous avons besoin et restaurer l’image de l’école. Je considère que c’est ma responsabilité. Ensuite, nous communiquerons les résultats et les transmettrons à qui de droit. Je veux qu’on fasse le bilan objectif de la mixité sociale dans les écoles. A Bruxelles, au niveau francophone, on ne peut pas continuer comme cela.

Le décret inscription a-t-il eu des effets pervers ?

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