Belgique L’ennemi public n°1 s’y trouvait en compagnie de complices avant de prendre la fuite dans la précipitation…

Salah Abdeslam, l’homme le plus recherché depuis les attentats de Paris, n’a pas rejoint la Syrie dans les heures qui ont suivi le soir tragique du 13 novembre. De même qu’il ne s’est pas planqué au 47 rue Delaunoy à Molenbeek dans les jours qui ont suivi les attentats, expliquent nos confrères de la DH

Non, il n’a pas fui caché dans un meuble lors de l’opération policière menée le 16 novembre dans cet immeuble. 

À ce moment-là, Salah Abdeslam était en réalité de l’autre côté de la capitale. À Schaerbeek. Là où, au lendemain des attentats, le samedi 14 novembre donc, il a été déposé par Ali Oulkadi, le chauffeur qui a pris la relève des deux convoyeurs qui ont mené Salah de Paris à Laeken, Hamza Attou et Mohamed Amri.

Salah a rejoint l’appartement situé au troisième étage du 86 rue Henri Bergé à Schaerbeek. Et selon nos informations, il n’y a pas réalisé qu’un bref passage, comme cela avait été supposé jusqu’ici, mais il y est resté caché… trois semaines ! Vingt jours pour être précis. Du 14 novembre au 4 décembre.

Et c’est donc le 4 décembre qu’il aurait quitté sa planque dans la précipitation. Et ce, toujours nos infos, pour une raison bien précise : la mobilisation, importante, ce jour-là, de policiers des unités spéciales dans le quartier de la rue Henri Bergé.

Les enquêteurs supposent que face à ce déploiement en nombre, Salah Abdeslam et ses complices ont précipitamment quitté les lieux.

Effectivement, ce jour-là, deux perquisitions étaient menées à Schaerbeek. L’une chez un trafiquant d’armes, l’autre chez un Tchétchène soupçonné d’appartenance à un groupe terroriste. Le parquet fédéral avait communiqué ce jour-là que ces deux perquisitions n’avaient mené à aucune interpellation.

Elles ont cependant fait fuir Salah et ses amis du quartier. C’est en tout cas depuis ce jour-là que les occupants de l’appartement du troisième étage du 86 rue Henri Bergé ont disparu de l’immeuble.

Ce n’est que quelques jours plus tard que l’existence de la planque a été découverte. Le 9 décembre précisément, des perquisitions ont eu lieu au 86 rue Henri Bergé. Les enquêteurs de l’antiterrorisme de la police judiciaire fédérale de Bruxelles y ont retrouvé trois ceintures cousues à la main, destinées à transporter des explosifs, ainsi que des traces de TATP. L’ADN de Salah Abdeslam y a également été retrouvé. Et tout semblait indiquer dans l’appartement que les occupants ont abandonné celui-ci de manière improvisée.