Sans ministre à la Fédération Wallonie-Bruxelles, le FDF va-t-il soutenir la majorité ?

Tassin Stéphane Publié le - Mis à jour le

Belgique Sous certaines conditions, le parti d’Olivier Maingain pourrait cependant soutenir la majorité PS-CDH.

Avec la présence du FDF au sein du futur gouvernement bruxellois et son absence au sein du prochain exécutif wallon (le parti n’a aucun représentant élu au Parlement wallon), la question se pose d’une éventuelle participation du parti d’Olivier Maingain au sein du nouvel exécutif de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La question est manifestement tranchée : "Nos espoirs sont inexistants", explique Olivier Maingain, président du FDF. De plus, aucun négociateur du FDF n’est actuellement autour de la table des négociations namuroises regroupant le PS et le CDH, qui abordent les compétences gérées par la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Il faut dire qu’avec trois élus au sein du Parlement communautaire francophone, le FDF n’est pas nécessaire au PS et au CDH pour former une majorité à ce niveau. Le débat, dès lors, n’a jamais été vraiment vif sur cette question. La question que l’on peut désormais se poser concerne l’attitude qui sera celle des Fédéralistes démocrates francophones au sein du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Se positionneront-ils dans l’opposition ou soutiendront-ils le gouvernement de l’extérieur ?

"La réponse est un peu plus nuancée que ça, explique encore Olivier Maingain. Nous devons encore évaluer notre position. Nous pouvons envisager d’être à l’extérieur du gouvernement mais pas de la majorité par exemple. Notre décision sera programmatique. Nous sommes loin d’être indispensables mais si nos objectifs politiques prioritaires comme ceux qui visent l’enseignement ne sont pas atteints, nous pourrions jouer le jeu de l’opposition." Actuellement, sur 93 députés, le PS et le CDH disposent d’une majorité largement suffisante de 52 députés. Le FDF est donc tout à fait dispensable. Olivier Maingain reconnaît d’ailleurs que des contacts auront lieu cette semaine sur ces différentes questions avec le PS et le CDH.

La position du FDF et de ses deux partenaires bruxellois, lors de cette législature qui commence à peine à la Fédération Wallonie-Bruxelles, sera donc un jeu d’équilibriste. Même si un certain nombre de leurs priorités sont prises en compte, on peut imaginer que la majorité PS-CDH ne se sentira pas liée sur tous les dossiers par un FDF qui pourrait pourtant exercer une pression certaine au vu de sa présence, par contre, indispensable, au sein de la majorité bruxelloise.

Ministres à double casquette

En vue de la formation du prochain gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, une autre question se pose également. Trouvera-t-on encore au sein de cet exécutif des ministres à double casquette ? Lors de la précédente législature, les Wallons Jean-Marc Nollet, André Antoine, Jean-Claude Marcourt, Rudy Demotte et la Bruxelloise Evelyne Huytebroeck occupaient aussi des fonctions ministérielles au sein de deux exécutifs. Il nous revient que cette question n’a pas encore été tranchée.Stéphane Tassin

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