Belgique L’enseigne au lion a rompu toute collaboration avec Veviba. Colruyt suspend également sa collaboration avec l'entièreté du groupe Verbist.

Le nouveau scandale qui touche le groupe Verbist n’est pas sans conséquences dans la grande distribution, et en particulier chez Delhaize. Ce sont ainsi pas moins de 300 références qui ont été retirées des rayons dès hier matin, lorsque le groupe a décidé de mettre fin à sa collaboration avec Verbist.

"Nous avons décidé préventivement de retirer tous les produits provenant de l’abattoir Veviba, ce qui ne veut pas dire qu’ils étaient pour autant non conformes. Nous avons préféré jouer la carte de la transparence vis-à-vis de nos clients dans l’attente des conclusions du cabinet du ministre Ducarme et de l’Afsca. Ces conclusions ont conduit à un abus de confiance complet et irréparable"", explique Roel Dekelver, directeur de la communication chez Delhaize.

Pour le groupe Verbist, ce sera vraisemblablement le scandale de trop. Il y a quelques mois à peine, il était déjà sous les feux de l’actualité avec la fermeture temporaire de l’abattoir d’Izegem près de Roulers, suite à la publication d’images choc en caméra cachée ayant montré la maltraitance des animaux.

Un coup dur de plus donc, pour une entreprise qui représente 30 % du marché belge et qui a pour clients principaux Delhaize et Colruyt. De nombreux produits sont concernés, comme le précise l’offre du groupe Verbist, qui va de la portion de viandes PAT (Prêt A Trancher) jusqu’aux produits découpés : rumsteak, steak minute mais aussi les brochettes, hamburgers, carpaccio…

Verbist ne nourrissait apparemment aucun scrupule, puisque pas moins de 133 palettes sur les 200 contrôlées étaient non conformes. Raison pour laquelle Delhaize n’a voulu prendre aucun risque et est activement à la recherche d’autres fournisseurs pour offrir à ses clients des rayons bien garnis dans les jours à venir.


Carrefour suspend sa collaboration avec l'abattoir Adriaens

La chaîne de magasins Carrefour a annoncé vendredi qu'elle suspendait provisoirement sa collaboration avec l'abattoir Adriaens, propriété du groupe Verbist, qui fait actuellement l'objet d'une enquête, a indiqué son porte-parole Baptiste van Outryve à l'agence Belga. "Nous ne voulons laisser planer aucun doute dans le chef des consommateurs sur la qualité des produits que nous proposons." L'entreprise a rappelé qu'elle n'était pas concernée par le scandale qui a éclaté autour de Veviba à Bastogne, puisque l'enseigne ne fait pas venir de viande de cette filiale du groupe Verbist. Le groupe souligne que la qualité de la viande a toujours été garantie étant donné que Carrefour livre ses propres bêtes et ne les fait pas retravailler par la société incriminée.