Belgique

Le syndicat de la CGSP cheminots basé à Liège a confirmé l'information.

Selon nos informations, une accompagnatrice de la SNCB aurait été agressée et aurait subi une tentative de viol dimanche dernier, aux alentours de 22 heures, dans la région liégeoise (à hauteur de Statte) et ce en plein exercice de ses fonctions. Ce serait une première malheureuse pour le personnel de la SNCB.

Pour les accompagnateurs, c'est la goutte de trop. Le syndicat de la CGSP cheminots basé à Liège a par ailleurs confirmé l'information et il dénonce le fait qu'elle se trouvait seule à cette heure-ci dans l'avant-dernier train de la journée. 

"En effet, les équipes Securail ne sont pas suffisantes ou utilisées pour des interventions liées aux vols de câble, elles ne sont pas présentes dans de nombreuses gares après 22 heures et la plupart des appels au SOC n’aboutissent pas à une intervention. La situation est devenue insupportable et le personnel continue à être pressé comme un citron.La plupart des situations agressives voire traumatisantes, trouvent leur origine dans le manque accru d’effectifs sur l’ensemble du réseau. De plus, la fermeture de certaines gares, de guichets, ou l’accès limité à ces derniers ainsi que l’absence de personnel contribuent à l’extension du phénomène" explique le syndicat dans son communiqué.

L'accompagnatrice aurait subi plusieurs attouchements de la part d'un homme visiblement ivre. La CGSP déplore que la plupart des derniers trains, et à fortiori les trains problématiques, soient assurés par un seul agent. Bien que le fait d’être deux ne résolve pas systématiquement toutes les situations dangereuses, il les décourage tout de même fortement

Face à la répétition des agressions à l'encontre du personnel de la SNCB, les accompagnateurs de trains en appellent à la solidarité des voyageurs via une action symbolique qui se déroulera demain. Le collectif "Stop agressions" des accompagnateurs de train, nouvellement créé à la suite d'incidents récents, a donc vu le jour ce lundi.

A la suite de ces agressions, un groupe Facebook privé réunissant des membres du personnel a vu le jour. Celui-ci a débouché sur la création de ce collectif.

Dès demain, ce collectif demandera donc le soutien des voyageurs. "Si vous êtes solidaires de notre action de sensibilisation et que, vous aussi, vous voulez dire stop à la violence, nous, les membres du personnel, vous demandons d'apposer sur les vitres du train que vous emprunterez un post-it avec #stopagressionsSNCB. Nous vous invitons également à photographier votre post-it et à le partager avec le hashtag #stopagressionsSNCB sur les réseaux sociaux", explique le collectif dans son communiqué.

Et ce tout nouveau collectif veut aller plus loin dans ses revendications vis-à-vis de la SNCB. "Un courrier a été envoyé à la direction pour tirer la sonette d'alarme. Nous demandons plus de personnel en gare et dans les trains de manière générale, un renforcement des brigades Securail en fin de journée sur certains axes et un dédoublement des accompagnateurs par train sur les lignes considérées comme étant à risque" demande Marianne Lerouge, responsable générale du secteur rail à la CSC-Transcom, qui soutient l'action.