Belgique

Le ministre des Sports de la Fédération Wallonie-Bruxelles André Antoine a réitéré mardi son scepticisme envers la concrétisation du projet de nouveau stade national sur le plateau du Heysel. "Plus on en parle, moins j'y vois clair...", a confié M. Antoine (cdH), interrogé mardi en commission du Parlement de la Fédération par le député Jean-Luc Crucke (MR).

Devant les députés, le ministre a déploré que la Fédération Wallonie-Bruxelles ne soit pas associée de plus près à l'élaboration de ce projet commun. "Ce projet de stade national est surtout bruxellois et flamand", a-t-il notamment grincé à propos de ce projet de nouveau stade qui serait localisé sur la commune de Grimbergen, en territoire flamand.

M. Antoine a également déploré le fait que les discussions actuelles s'orientent vers l'érection d'un nouveau stade dépourvu de piste d'athlétisme, ainsi que l'incertitude sur le coût du projet et son financement.

"Ce qui est sûr, c'est que ceux qui décident ne paient pas. Certains choisissent l'endroit, d'autres font des études se sécurité, ... mais en même temps ils disent: 'mais nous ne paierons pas'! ", a-t-il ironisé.

Le ministre des Sports a aussi remis en doute l'intérêt présumé du Sporting d'Anderlecht envers ce projet de stade national.

"La première priorité des dirigeants du Sporting, c'est l'attente d'un permis d'urbanisme pour l'extension de leur stade à Anderlecht. Ca en dit long sur leur intérêt (pour le stade national, ndlr)", a-t-il dit.

Bref, "à ce stade, il n'y a pas de stade...", a conclu M. Antoine, jamais avare en jeux de mots.

En juin dernier, celui-ci avait déjà promis une "mise en bière" au projet de stade national sur le territoire de Grimbergen.