Belgique En octobre dernier, le juge avait ordonné une réouverture des débats.

La 89e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles reprend lundi à 14 h les débats dans le dossier qui implique l’homme d’affaires bruxellois Stéphan Jourdain. En octobre dernier, le juge avait invité le parquet à communiquer de nouvelles pièces au dossier, susceptibles de faire la lumière sur les faits reprochés au prévenu.

Fondateur du Cercle de Lorraine et ex-propriétaire des Jardins d’Annevoie entre autres, Stéphan Jourdain est poursuivi devant la justice bruxelloise pour différentes infractions financières qu’il conteste.

Le président du tribunal correctionnel de Bruxelles avait ordonné, en octobre dernier, la réouverture des débats, invitant le ministère public à joindre à l’affaire un dossier similaire, traité par la justice namuroise il y a quelques années.

Ce dossier, qui avait fait l’objet d’un non-lieu, concernait les mêmes entités juridiques (des ASBL de Stéphan Jourdain) que celles visées dans l’enquête du parquet de Bruxelles, des faits de même nature et pendant la même période.

Fausses ASBL

Stéphan Jourdain est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour des faits de faux, usage de faux, abus de biens sociaux, détournement, faillite frauduleuse et organisation d’insolvabilité, au travers de ses nombreuses sociétés, au cours des dix-huit dernières années.

Stéphan Jourdain est notamment le fondateur du Cercle de Lorraine. Il a également été propriétaire des Jardins d’Annevoie et des Laminoirs de Longtain qu’il avait repris en 2015 avant de les céder.

Le ministère public lui reproche entre autres d’avoir créé de fausses ASBL afin de bénéficier du statut fiscal avantageux de ce type de société et de s’être approprié personnellement les fonds de celles-ci, au détriment d’investisseurs privés et publics, via des procédés comptables complexes.

Stéphan Jourdain est, en particulier, soupçonné d’avoir détourné en janvier 2011 une partie de l’actif de sa SPRL Fond’Roy Exploitation vers la SA Cercle de Lorraine, juste avant la faillite de Fond’Roy en février 2011.

Son avocat, Me André Risopoulos, estime que rien de ce qu’avance le parquet n’est prouvé.

Stéphan Jourdain avait expliqué au tribunal, lors des audiences en septembre dernier, que les transferts d’argent entre les comptes de ses sociétés et ses comptes privés résultaient d’un remboursement de créances et qu’il ne s’agissait donc en rien de prélèvements injustifiés.