Belgique

En réaction à l'article de jeudi du Vif/L'Express, Stéphan Jourdain a déclaré par communiqué qu'il "réfute l'ensemble des accusations portées à son encontre et démontrera son innocence devant les tribunaux". 

Le Vif a rendu publique sa citation à comparaître courant décembre devant le tribunal correctionnel pour entre autres faux et usage de faux, infractions liées à l'état de faillite, abus de biens sociaux et abus de confiance sur ces 18 dernières années au travers de ses ASBL et sociétés. Le parquet lui réclame près de 20 millions d'euros.

Stéphan Jourdain relève qu'il n'a pas été inculpé et qu'aucune partie civile ne s'est constituée jusqu'alors. Il dénonce le procédé du parquet qui n'a pas ouvert une instruction permettant d'instruire également à décharge. "On n'a pas encore les 13 cartons, mais on a le résumé dans la citation à comparaître et objectivement pour moi cela repose sur du sable", a déclaré Stephan Jourdain.

Concernant la plainte globale déposée début 2016 au parquet de Charleroi par des anciens travailleurs de Longtain pour faux et usage de faux, fraude sociale, abus de confiance et corruption, il fait valoir ses arguments: "Je n'ai racheté qu'une partie des actifs et je n'ai repris qu'une partie du personnel de la SA Longtain, 36 travailleurs sur 130 environ. Mais ce ne sont pas ces 36 travailleurs-là qui ont porté plainte. Ce n'était pas moi le principal intéressé dans cette affaire, mais les actionnaires espagnols et la SOGEPA. J'ai été entendu une heure pour la première fois il y a 15 jours. En ce qui me concerne, il n'y a rien." Pour la société Fond'Roy Exploitation, il relève que "cette société était en liquidation et le bilan a été déposé en octobre il y a 5 ans. S'il y avait quelque chose, en 5 ans, le curateur aurait initié des procédures à mon encontre".

Il considère cette fuite organisée vers la presse comme un lynchage médiatique avec une volonté de nuire. "Depuis 5 ans et demi, j'ai dû être entendu une vingtaine de fois et j'ai apporté à chaque fois les documents nécessaires. Devant les tribunaux, je n'ai pas d'inquiétude. Ce qui me choque c'est que l'information se fasse à sens unique pendant 5 ans et demi - donc sans que je puisse avoir accès au dossier - et une fois le dossier bouclé l'information est livrée à un journaliste, qui publie sans même m'interroger. C'est assassin. Cela fait 39 ans que je travaille dans les affaires et il y a déjà eu de nombreux articles de presse rédigés à mon encontre, jamais je n'ai demandé un droit de réponse ou porté plainte au Conseil déontologique." Son avocat André Risopoulos est chargé de porter plainte contre X pour violation du secret de l'information judiciaire sur base de l'article 25/5 du Code d'instruction criminelle et contre le journaliste devant le Conseil de déontologie journalistique.