Belgique

L’affaire date de 2012. À cette époque, un Jean-Denis Lejeune et Michelle Martin sont en médiation confidentielle, mais le lendemain Sudpresse publie une partie du contenu de cette médiation.

 Selon le média, les fuites provenaient du gsm du médiateur qui aurait "rappelé tout seul" la rédaction après être tombé par terre.

Une instruction est alors ouverte à l’encontre de Sudpresse, de sa journaliste, mais aussi du médiateur.

Ce dernier a néanmoins bénéficié d’un non-lieu devant la chambre du conseil. Celle-ci estimant qu’il n’y avait pas de charges suffisantes pour le renvoyer en correctionnelle.

En revanche, la chambre a renvoyé le groupe ainsi que sa journaliste devant le tribunal correctionnel de Namur. Ils sont poursuivis pour avoir obtenu illégalement par un moyen technique le contenu d'une conversation qui ne leur était pas destinée ainsi que de l'avoir utilisée à des fins médiatiques.

Vendredi prochain, les débats seront relativement techniques et porteront sur la compétence ou non du tribunal correctionnel à pouvoir jugé cette affaire. « Le conseil de Sudpresse s'en réfère à une disposition de la constitution indiquant que les délits de presse sont de la compétence de la cour d’assises", explique le procureur du roi de Namur, Vincent Macq. "À voir s'il s'agit d'un délit de presse au sens de la constitution ou d'un délit par voie de presse et donc de la compétence du tribunal correctionnel", ajoute-t-il.

À noter que Sudpresse s’était aussi constitué partie civile contre l’Association des Journalistes Professionnels pour calomnie et diffamation. Cette plainte s’est néanmoins soldée par un non-lieu l’an passé.