Belgique Un Belge sur trois se dit prêt à changer d’emploi pour éviter des trajets quotidiens trop stressants.

En amont de la Semaine européenne pour la mobilité, Tempo Team s’est penché sur ce que ressentent les navetteurs belges. Le constat est sans appel : le stress suscité par des trajets à la durée imprévisible et sur des routes encombrées affecte significativement la charge de travail des actifs.

Si le souhait d’un meilleur salaire motive toujours en premier lors d’un changement d’emploi (62 %), le Belge place une meilleure accessibilité de son lieu de travail en numéro 2 (36 %).

Les utilisateurs des transports en commun ne sont pas épargnés par l’exaspération. Ils sont cinq sur dix à s’exprimer négativement par rapport à leurs trajets en train, bus, tram ou métro, alors que le taux de conducteurs courroucés s’élève à 30 %.

Les employeurs ne restent pas sourds face aux difficultés de déplacement des membres d’entreprise. 60 % investissent pour faciliter les mouvements de leurs employés et proposent des alternatives à l’utilisation d’un véhicule personnel. Ils sont 65 % à intervenir dans les frais de déplacement en transport en commun, par exemple. Même si l’étude illustre que la solution des transports communautaires n’est pas toujours la mieux vécue par les usagers.

Il existe des solutions pour limiter le stress suscité par les déplacements des navetteurs. Envisager une certaine flexibilité au travail, à l’aide d’horaires décalés des heures de pointe. L’instauration de jours de télétravail. Le but est de réduire le temps que le navetteur consacre à rejoindre son poste, au détriment de sa vie privée et d’autres activités éventuelles.

L’étude attire l’attention sur la multimodalité : c’est-à-dire utiliser plusieurs modes de transport pour un même déplacement, afin d’adopter le plus pertinent pour chaque tronçon à parcourir. Une habitude déjà entrée dans les mœurs de 15 % des actifs.