Belgique Leurs restes, retrouvés en 2016 à Dixmude, y reposent désormais pour l’éternité.

Le War Heritage Institute a organisé, dimanche, une journée historique, chargée en symboles, pour marquer la fin des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale. Même si l’apothéose se situera le 11 novembre prochain à Bruxelles….

Dimanche, les dépouilles de trois soldats belges du front de l’Yser ont été transférées du Boyau de la mort à Dixmude au cimetière militaire de La Panne, où elles reposent désormais pour l’Eternité. Précision : ce cimetière a été ouvert il y a exactement cent ans, jour pour jour.

Comme déjà précisé dans "La Libre", trois des quatre soldats ont été identifiés par leur ADN. Les corps de quatre soldats furent retrouvés lors de fouilles archéologiques, menées en vue d’un chantier de travaux, il y a deux ans, à Dixmude. L’un d’entre eux a été découvert sur la rive gauche de l’Yser alors que ses compagnons d’infortune le furent sur sa rive droite. Les uniformes et autres signes qu’ils portaient sur eux ont permis de constater qu’il s’agissait de soldats du 12e régiment de Ligne qui ont dû perdre la vie entre le 16 octobre et le 10 novembre 1914. L’étude ADN a permis de retrouver les noms de Petrus Pintens et Gérard Dethier. Par déduction, une troisième dépouille a été identifiée comme celle de Félix Jacquet. Le quatrième, de nationalité française, a été réinhumé au cimetière militaire de Saint-Charles de Potyze, près d’Ypres.

Un transfert en trois temps

Ces funérailles, marquées par la présence d’un représentant du Roi et de nombreuses autorités locales et régionales, se sont déroulées en trois temps. Les soldats ont été chargés un par un dans une authentique ambulance Ford T. Cap a été mis ensuite sur Furnes, où un hommage a été rendu près des quartiers de guerre du roi Albert Ier. Enfin, cela s’est achevé à La Panne au cimetière militaire où il reste de la place. Les autres sont protégés et des concessions doivent encore y être libérées. "Nous avons procédé comme il y a un siècle. Ces soldats avaient reçu une sépulture provisoire mais, à cause des combats, ils n’avaient jamais eu de place définitive. C’est ce que nous avons voulu leur donner", commente le colonel Rudy Baert, lc coordinateur de la journée du souvenir.