Belgique

Seuls 17 services fédéraux sur 70 disposaient au 1er mars 2018 de "personnes de confiance d'intégrité" permettant aux fonctionnaires de dénoncer des dysfonctionnements, écrit lundi L'Avenir. 

Un arrêté royal prévoit pourtant qu'un point de contact soit établi dans chaque organisation fédérale (SPF, Afsca, Onem, ONSS, Régie des bâtiments, etc.). A la suite des scandales Dieselgate, Luxleaks et autre Panama Papers, une loi a été adoptée en 2013 au niveau fédéral pour protéger les lanceurs d'alerte. Lorsqu'ils révèlent un marché public irrégulier, un détournement de fonds ou une fraude, il arrive en effet que les dénonciateurs soient victimes de représailles (menaces, boycott dans leur travail voire licenciement).

Au moins une "personne de confiance d'intégrité" par rôle linguistique doit depuis lors être désignée dans les services fédéraux. Il s'agit d'un collègue ayant suivi une formation adéquate. Quatre ans plus tard, on ne compte que 20 personnes de confiance dans 17 services fédéraux sur 70. La Défense, notamment, fait défaut.

Selon L'Avenir, le PS a déposé une proposition de résolution afin de mettre en place une protection effective des lanceurs d'alerte au sein de l'ensemble des services fédéraux, dans la foulée des révélations sur le remplacement des F-16.