Belgique

Les trois policiers qui étaient encore hospitalisés mercredi au CHR de la Citadelle ont désormais quitté l'hôpital, a précisé mercredi en fin d'après-midi la porte-parole du CHR de la Citadelle.

Mardi matin, à la suite de l'attaque terroriste survenue sur le boulevard d'Avroy, quatre policiers ont été blessés par balle lorsque l'auteur, Benjamin Herman, est sorti de l'athénée Léonie de Waha en faisant feu vers les forces de l'ordre. L'un a été blessé sérieusement au bras puisque l'artère fémorale a été touchée et les autres au niveau des jambes.

Mardi, l'un des quatre policiers a quitté l'hôpital en fin de journée ainsi que la femme de ménage employée à l'athénée Léonie de Waha prise en otage et qui, selon les explications du ministre de l'Intérieur Jan Jambon, a fait preuve de courage en discutant avec le tireur afin de le raisonner. Les trois autres policiers ont été maintenus à l'hôpital pour la nuit.

Mercredi, deux policiers ont quitté le CHR en début de journée tandis que le troisième, et dernier, a pu rentrer chez lui dans le courant de l'après-midi.


Le commissaire européen Avramopoulos à Liège pour rendre hommage aux victimes

Le commissaire en charge des Affaires intérieures Dimitris Avramopoulos s'est rendu à Liège mercredi pour rendre hommage, au nom de la Commission européenne, aux victimes de la fusillade. "Mes pensées sont avec la ville de Liège, avec le corps de police et avec les familles et les proches des victimes. Le travail courageux de la police nous rappelle que la lutte contre tous ceux qui menacent notre sécurité continue, à tous les niveaux, en Belgique et en Europe. Liège n'est pas seule. La Belgique n'est pas seule", a déclaré M. Avramopoulos.

Ce dernier a rencontré Willy Demeyer, le bourgmestre de la Cité ardente, à 16h30.

Mardi, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait téléphoné au Premier ministre Charles Michel pour lui faire part de ses condoléances et exprimer la solidarité de l'exécutif européen avec le peuple belge.


Macron témoigne de la solidarité de la France, après "l'odieuse attaque" de Liège

Le président français Emmanuel Macron a témoigné mercredi, dans son discours d'ouverture de la réunion annuelle de l'OCDE, à Paris, de la solidarité de la France au lendemain de "l'odieuse attaque" perpétrée à Liège. Au milieu d'un discours consacré à la refondation du multilatéralisme, thème choisi pour la réunion annuelle de l'OCDE, à laquelle participe le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, le président français est revenu sur "l'odieuse attaque de Liège", souhaitant exprimer "l'amitié et la solidarité" de la France à l'égard de la Belgique.

"Nous ne nous habituerons jamais. Nous sommes à vos côtés", a assuré Emmanuel Macron, après avoir rendu hommage aux victimes.


"Des policiers meurtris mais très courageux"

Au lendemain de l'attaque au centre de Liège qui a coûté la vie à trois victimes, dont deux policières, l'émotion est vive et il règne une grande tristesse au sein de la police de Liège. Un suivi psychologique est mis en place, a indiqué mercredi Christian Beaupère, chef de corps de la police de Liège, après l'hommage rendu aux victimes sur l'espace Tivoli. "Les policiers sont extrêmement meurtris mais je les ai trouvés très courageux car ils restent debout malgré tout et assurent leur mission. Ils savent que les Liégeois et les visiteurs comptent sur eux", a confié Christian Beaupère. Ils ressentent toutefois "une grande tristesse car il règne à Liège, de manière générale, une grande solidarité et il en est de même au niveau du corps de police. L'organisation mise en place est telle que tout le monde se connaît".

L'émotion est d'autant plus grande que les deux policières étaient fortement appréciées. "Elles étaient toujours joyeuses, très souriantes et avec tellement de projets et de satisfactions dans la vie", souligne le chef de corps.

Soraya Belkacemi (45 ans) étaient maman de jumelles adolescentes, qui avaient déjà perdu leur papa. Lucile Garcia (53 ans) venait d'être grand-mère et avait perdu un fils il y a une dizaine d'années dans un accident de la route.

Un suivi psychologique, interne et externe, a été mis en place. "Nous avons reçu le soutien d'autres zones de police, qui ont envoyé du personnel et d'autres structures comme des hôpitaux. Nous avons beaucoup de propositions et elles sont les bienvenues, non seulement pour les policiers mais aussi pour leurs familles", ajoute Christian Beaupère.