Belgique

Le mouvement "Non à la hausse du minerval des étudiants hors UE" salue l'accord conclu sur les droits d'inscription des étudiants internationaux et l'ouverture des recteurs, mais annonce que la mobilisation est amenée à se poursuivre. 


L'occupation des rectorats de l'Université catholique de Louvain (UCL) et de l'Université libre de Bruxelles (ULB), initiée vendredi 21 avril, prend fin mercredi avec cet accord. Les étudiants vont cependant continuer à demander au ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt de rabaisser le plafond de 12.525 euros pour le minerval des étudiants internationaux, fixé en juin 2016 dans le décret Paysage. Les étudiants ne reviennent pas sur le premier point de l'accord, qui prévoit un assouplissement du critère de réussite à 75% des crédits du programme annuel de l'étudiant dès 2017-2018, et non plus à 100%.

Un minerval en fonction du pays de provenance

Le mouvement étudiant estime insuffisant le second point de l'accord concernant les pays en voie de développement, dont la grande majorité continuent de voir leurs frais d'inscription portés à 4.175 euros. La liste des pays pour lesquels les étudiants bénéficient automatiquement de l'application de droits d'inscription non majorés (835 euros) a été élargie à 11 pays supplémentaires, classés au bas de la liste sur l'Indice de développement humain (IDH-PNUD), à savoir la Côte d'Ivoire, le Zimbabwe, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Cameroun, le Nigéria, la Syrie, le Swaziland, le Pakistan, le Kenya, le Ghana et le Congo (Brazzaville). Pour rappel, depuis la rentrée académique de septembre, les droits d'inscription pour les étudiants issus d'un pays en voie de développement sont passés de 2.758 euros à 4.175 euros. Les pays reconnus comme moins avancés par l'Organisation des Nations Unies continuaient à être exemptés de droits d'inscription majorés.

Un minerval plafonné à 12.525 euros

Sur le troisième point de l'accord, les étudiants félicitent l'ouverture des recteurs qui ont accepté de soutenir le maintien du plafond à 4.175 euros lors de la discussion de la prochaine circulaire de l'ARES (Académie de Recherche et d'Enseignement Supérieur) qui sera effective pour une durée de 4 ans. Ils contestent toujours la possibilité donnée à l'ARES depuis juin 2016 par le décret Paysage d'augmenter le minerval des étudiants internationaux jusque 12.525 euros. "Les recteurs ont ouvert la voie en acceptant de soutenir le maintien du plafond de 4.175 euros au niveau de l'ARES, mais ils ont expliqué qu'ils n'avaient pas l'initiative légale pour baisser le plafond de 12.525 euros", a rapporté Maxime Mori, président de la Fédération des Etudiants francophones (FEF). "Il nous semble important aujourd'hui d'interpeller le ministre pour demander à rabaisser ce seuil". Les étudiants visent à se prémunir d'une élitisation des publics internationaux.