Belgique

Ils ont également constaté le veto francophone à l'égard de ces pistes de relance des négociations. Selon les partis francophones, il s'agirait d'un simple état des lieux, incomplet, de différentes propositions faites à ce jour.

Le formateur devrait avoir de nouveaux contacts avec les partis francophones mercredi matin, a-t-on indiqué de source flamande.

Si aucun changement n'intervient d'ici mercredi après-midi, les partis flamands prendront leurs responsabilités en commission de l'Intérieur, ont indiqué mardi soir les présidents de l'Open Vld, du CD&V et de la N-VA, ce qui signifie, ont-ils précisé, qu'ils voteront les propositions de scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Les présidents de partis flamands ont rappelé avoir toujours indiqué leur préférence pour une solution négociée. Le président du CD&V, Jo Vandeurzen a qualifié de "particulièrement dommage" le refus francophone d'accepter le cadre du formateur comme point de départ d'une négociation. Il a également regretté "les déclarations sur le pas de la porte" faites par d'aucuns.

Mardi après-midi, le président du FDF, Olivier Maingain a indiqué que le vote flamand sur la scission de BHV signifierait "la fin de tout débat institutionnel pour longtemps". Il a ajouté que dans une telle hypothèse, "M. Leterme n'aurait plus l'autorité pour poursuivre sa mission de formateur". Du côté des partis flamands de l'orange bleue, on ne voyait pas, mardi soir, en quoi un vote à la Chambre empêcherait la poursuite des négociations sur la formation d'un gouvernement.

Selon plusieurs sources, le cadre présenté mardi par le formateur s'inspire des propositions qu'il a formulées lundi. En échange de la scission, les francophones des six communes à facilités de la périphérie bruxelloise pourraient continuer de voter pour des francophones, la Communauté française pourrait investir davantage dans la culture en périphérie et Bruxelles recevrait plus d'argent. Une piste existe aussi pour que les Bruxellois néerlandophones soient assurés d'être représentés à la Chambre.

Dans un premier temps, la N-VA avait jugé ces propositions insatisfaisantes mais mardi soir, elle a jugé le cadre acceptable comme point de départ d'une négociation.

Les partis francophones de l'orange bleue refusent de discuter dans l'urgence et jugent incomplet le cadre de discussion proposé par le formateur.