Belgique

Le B-17 retrouvé n'a pas encore livré tous ses secrets mais on y travaille tous azimuts.

Le gouverneur de la Province de Flandre occidentale, Carl Decaluwe et l'Institut flamand de la Mer l'ont annoncé ensemble lundi: l'épave d'un bombardier américain datant de la Seconde Guerre mondiale a été découverte en mer du Nord entre les côtes britanniques et le littoral belge.

A l'occasion de recherches menées dans le cadre de la mise en place du projet "Nemo Link" d'Elia, un câble à haute tension sous-marin qui reliera la Grande-Bretagne à la Belgique, plusieurs pièces d'un avion avaient été découvertes en juin et juillet 2017. Il s'agissait notamment de la vis d'un turbo, de plaques d'aluminium et d'une plaque de protection contre les munitions. Après examen de ces pièces, il est apparu qu'il s'agissait d'un bombardier américain de type Boeing B17-G. Il a donc été décidé de pousser plus avant ces investigations.

Ce type d'appareil a été utilisé à de très nombreuses reprises dans cette zone entre 1943 et 1945 pour aller jusqu'en Allemagne. L'objectif des nombreuses missions durant la deuxième partie de la Seconde Guerre mondiale était d'aller bombarder l'industrie allemande et les grandes villes du Troisième Reich afin de porter atteinte au matériel mais aussi au moral des troupes hitlériennes.

A l'époque, ce type de bombardier pouvait contenir jusqu'à 10 soldats à bord.

Des analyses d'ADN pour identifier l'avion à partir de l'équipage

Afin de tenter d'identifier plus précisément de quel avion il s'agissait, on devrait recourir à des analyses ADN. Cela devrait sans doute permettre de retrouver aussi les noms des membres de l'équipage sachant qu'on dispose de certains éléments concernant un nombre limité d'avions pas encore retrouvés.

Jusqu'ici, l'endroit exact où se trouve l'épave n'a pas été communiqué afin de ne pas attirer les chasseurs de trésors.

"Nous avons averti les autorités américaines, comme il se doit", précise Carl Decaluwé. "Les Américains ont fait preuve d'un grand intérêt, car ils ont l'ambition de récupérer et de ramener au pays tout le matériel restant de cette période". Il faut savoir que les avions et navires de guerre restent en tout état de cause la propriété de leur pays d'origine.

L'enquête est en tout état de cause sur de bons rails. Et on peut s'en rejouir car la préparation du projet Nemo d'Elia n'a cessé de se heurter à des obstacles imprévus. Cela a aussi lourdement fait augmenter l'aménagement du câble en question, les frais de préparation s'élévant en définitive à quelque 650 millions d'euros. Tout le parcours du câble a par ailleurs fait l'objet d'un suivi par caméra sous-marine. Cela a déjà permis de détecter quelque 12000 obstacles. Dont nombre de morceaux d'épaves de tous genres. Comme l'a précisé le responsable du réseau d'Elia, Markus Berger au "Standaard", "la mer du Nord ressemble singulièrement à une grande poubelle"…