Belgique

L’homme est en détention préventive pour un assassinat et une tentative.

C’est la stupéfaction dans le Namurois ! Un infirmier de 43 ans qui exerçait depuis une vingtaine d’années a été placé en détention préventive (et il y est toujours !) depuis novembre 2017 pour tentative d’assassinat commise en janvier 2017 et pour un assassinat par empoisonnement à l’insuline en septembre de la même année.

C’est au cours de cet assassinat que les soupçons se sont portés sur ce résident de la Basse-Sambre qui y travaille aussi comme infirmier à domicile.

C’est le 4 septembre qu’un patient de 87 ans qui séjournait à la maison de retraite La Méridienne, située à Meux (Eghezée) a dû être hospitalisé à la Clinique Saint Luc à Bouge (Namur) dans un état critique. Elle y est décédée peu après son admission. Etonnant quand on sait que cette personne était encore en pleine forme dans la matinée et qu’il n’y avait aucun motif pour qu’elle décède de cette façon !

Les analyses effectuées sur place ont mis en évidence un taux anormalement haut de glycémie, ce qui était potentiellement mortel ! Et ce fut le cas…

Des analyses complémentaires ont eu lieu et un médecin légiste appelé sur place a conclu à un empoisonnement par injection d’insuline.

Petit détail technique : les injections d’insuline se font avec les aiguilles les plus fines, celles qui laissent le moins de traces ! Précision importante : la personne décédée n’était absolument pas insulino-dépendante !

C’est ainsi qu’un juge d’instruction dinantais a été désigné et que de nombreux devoirs d’enquête ont eu lieu, y compris des exhumations. Selon le procureur, l’infirmier conteste toutes les préventions mises à sa charge et préfère garder le silence mais il lui arriverait de faire quelques déclarations divergentes.

L’homme, originaire de la Basse-Sambre, officie en tant qu’infirmier depuis une vingtaine d’années et est soupçonné d’être au total à l’origine de 21 décès

De son côté, le parquet a consulté la police allemande qui avait diligenté une enquête sur un infirmier empoisonneur, histoire d’étudier les méthodes d’investigation de la Politzeï ! D’autres déclarations sont attendues dans les prochaines semaines.

Le procureur du roi de Namur a toutefois rappelé que le suspect bénéficiait toujours de la présomption d’innocence et du droit de se taire. "Difficile d’assurer qu’il s’agisse d’un tueur en série, mais ce sont plutôt des questions en série auxquelles nous faisons face aujourd’hui", a-t-il déclaré.

La Maison de repos de Meux n’est quant à elle pas impliquée dans les décès et collabore avec les enquêteurs.