Belgique

Le groupe MR (opposition) au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a réclamé mercredi une réunion "urgente" de la commission de l'Education du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour "faire la lumière" sur l'organisation des épreuves organisées à destination des candidats inspecteurs de l'enseignement et les nominations qui ont suivi. "Plusieurs témoignages, entendus au fil de ces derniers mois, ne lèvent malheureusement pas les soupçons répétés qui pèsent sur l'objectivité des épreuves pour le brevet d'inspecteur et des désignations subséquentes. Vu les nombreuses implications de ce dossier, qui intervient à la veille de la rentrée, il nous paraît indispensable de lever la confusion qui y règne", justifie mercredi la cheffe de groupe MR, Françoise Bertieaux.

"L'annulation de certaines désignations a un effet cascade désastreux à une semaine de la rentrée pour bon nombre d'établissements scolaires. Certains professeurs, désignés inspecteurs suite à cet examen, voient désormais cette désignation annulée et reprennent dès lors leur fonction d'enseignant alors qu'un remplaçant avait déjà été engagé. Celui-ci se retrouve dès lors sans emploi", ajoute la députée.

Celle-ci a adressé une demande expresse au président du Parlement, Jean-Charles Luperto (PS), pour que la commission puisse se réunir d'urgence afin d'examiner ce dossier.

La rentrée parlementaire en Fédération Wallonie-Bruxelles ne doit en effet intervenir que le 19 septembre prochain.

Mme Schyns défend une procédure "transparente et objective"

La ministre de l'Enseignement obligatoire, Marie-Martine Schyns (cdH), a défendu mercredi, après les critiques du MR, l'organisation des procédures de sélection des candidats inspecteurs de l'enseignement. Dans un communiqué, Mme Schyns rappelle que les modalités de sélection ont fait l'objet d'une "large concertation" avec les différents acteurs de ce secteur, dont les syndicats qui ont exprimés "des avis favorables unanimes".

"A l'instar des procédures de sélection dans les autres secteurs de la fonction publique, l'examen, commun à toutes les fonctions d'inspecteur comme l'a voulu le législateur, a été organisé par le Selor et visait à évaluer des compétences génériques à la fonction d'inspecteur", souligne la ministre.

Les lauréats de l'épreuve vont entamer le 1er septembre un stage de deux ans ponctué de formations et d'évaluations pédagogiques. Ils devront en bout de course défendre un travail personnel devant un jury.